Rappel : la pente d'une droite, et celle d'une sécante
01
La pente (ou coefficient directeur) d'une droite indique de combien y augmente quand x avance de 1.
Pour une droite passant par deux points A et B :
1
On repère les abscisses des deux points.
2
On calcule leurs ordonnées (avec f si les points sont sur la courbe).
3
On divise la différence des ordonnées par la différence des abscisses, dans le même ordre.
Exemple
Avec f(x)=x2 et les points d'abscisses 1 et 3 :
f(1)=1 et f(3)=9
À retenir
m=xB−xAyB−yA
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Vocabulaire
Lire à voix haute les notations du chapitre
02
Attention :
f(a+h) n'est pasf(a)+h
De même, xn+1 n'est pas xn+1.
Vocabulaire
Taux d'accroissement et sécantes
03
Pour h=0, le taux d'accroissement de f entre a et a+h est la pente de la sécante qui joint les points de Cf d'abscisses a et a+h.
Exemple
Voir les sécantes devenir la tangente : le carré en 1
04
On prend f(x)=x2 et a=1, et on calcule le taux d'accroissement hf(1+h)−f(1) pour des h de plus en plus proches de 0.
Définition
Nombre dérivé
05
Lorsque le taux d'accroissement de f entre a et a+h admet une limite finie quand h→0, on dit que f est dérivable en a, et cette limite est le nombre dérivéf′(a) ;
Méthode
Lire un nombre dérivé sur un graphique, tracer une tangente
06
Le nombre dérivé f′(a) est la pente de la tangente au point d'abscisse a : on le lit sur la tangente, pas sur la courbe.
1
On repère deux points de la tangente dont les coordonnées se lisent bien (sur les nœuds du quadrillage).
2
On calcule ΔxΔy entre ces deux points (voir « Rappel : la pente d'une droite, et celle d'une sécante »).
Méthode
Calculer un nombre dérivé avec le taux
07
On veut f′(a) à partir de la définition, sans utiliser les formules de dérivation.
1
On calcule f(a+h) et on développe.
2
On retranche f(a) : les termes constants disparaissent.
Exemple
Nombre dérivé de la fonction inverse en 2, par le taux
08
On cherche f′(2) pour f(x)=x1, avec la carte « Calculer un nombre dérivé avec le taux ».
Piège
Dérivable, ce n'est pas automatique
09
Une fonction peut être définie en a sans y être dérivable : il faut en plus que le taux d'accroissement admette une limite finie.
Pour f(x)=∣x∣ en 0, ce taux vaut h∣h∣, c'est-à-dire 1 quand h>0 et −1 quand h<0 : il n'a pas de limite, et la courbe présente un point anguleux, avec deux demi-tangentes de pentes 1 et −1.
Exemple
Pourquoi la racine carrée n'est pas dérivable en 0
10
Pour f(x)=x en a=0, on ne peut prendre que h>0 (la racine d'un nombre négatif n'existe pas).
Exemple
Du nombre dérivé à la fonction dérivée : le carré et l'inverse en tout point
11
On refait le calcul de « Calculer un nombre dérivé avec le taux » avec un nombre a quelconque au lieu de 3.
Carré :
(a+h)2−a2=a2+2ah+h2−a2=h(2a+h)
Définition
Fonction dérivée
12
Quand f est dérivable en tout point d'un intervalle I, on dit que f est dérivable sur I, et la fonction qui à chaque x de I associe le nombre f′(x) s'appelle la fonction dérivée de f.
Formulaire
Dérivées usuelles
13
Dérivées des fonctions de référence ;
la dérivée d'une constante est nulle.
À retenir
(xn)′=nxn−1
(x)′=2x1
Formulaire
Dérivées des puissances entières
14
La formule (xn)′=nxn−1 vaut pour tout entier relatifn, exposants négatifs compris, sur un intervalle qui ne contient pas 0 lorsque n<0.
Formulaire
Les dérivées usuelles écrites en clair, avec leur intervalle
15
Chaque ligne de puissance vient de (xn)′=nxn−1 : pour n=1, on obtient 1×x0=1 ;
Formulaire
Opérations sur les dérivées
16
Règles de dérivation d'une somme, d'un produit et d'un quotient.
À retenir
(u+v)′=u′+v′
Exemple
Dériver une somme terme à terme, puis calculer f'(a)
17
On dérive f(x)=4x3−5x2+7x−2 en traitant chaque terme séparément :
4x3 donne 4×3x2=12x2 ;
Méthode
Dériver un produit pas à pas
18
On dérive f(x)=(2x+1)x sur ]0;+∞[ (la racine carrée n'est pas dérivable en 0).
Piège
Un produit ne se dérive pas terme à terme
19
La dérivée d'un produit n'est pas le produit des dérivées : avec f(x)=x×x=x2, la dérivée vaut 2x, alors que le produit des dérivées donnerait 1×1=1.
Méthode
Dériver un quotient pas à pas
20
On dérive f(x)=x−2x2−3 sur ]2;+∞[ (le dénominateur s'annule en 2).
Formulaire
Inverse d'une fonction, et un complément : la composée affine
21
Pour l'inverse, la fonction v ne doit pas s'annuler sur l'intervalle considéré.
La règle de la composée affine n'est pas exigée en Première (elle l'est en Terminale), mais elle fait gagner du temps : on dérive la fonction extérieure en ax+b
Puis : on multiplie par le coefficient a placé devant x.
Exemple
Avec g(x)=x, la dérivée de x↦3x+1 vaut 23x+13 sur ]−31;+∞[.
Méthode
Par où commencer : choisir la bonne formule de dérivation
22
1
On simplifie si c'est possible : x(x+1) se développe en x2+x, qui se dérive sans formule du produit.
2
On repère la dernière opération qu'on ferait pour calculer une image à la calculatrice : c'est elle qui choisit la formule (tableau ci-dessous).
3
On écrit u,v,u′ et v′ sur des lignes séparées, avant d'appliquer la formule.
Exemple
Le nombre dérivé en contexte : vitesse et coût marginal
23
Un taux de variation est une variation moyenne ;
le nombre dérivé est une variation instantanée.
Vitesse : un objet a parcouru d(t)=5t2 mètres au bout de t secondes.
Entre t=2 et t=4, sa vitesse moyenne vaut 4−2d(4)−d(2)=280−20=30 m/s.
Formulaire
Équation de la tangente
24
Équation de la tangente à Cf au point d'abscisse a.
À retenir
y=f′(a)(x−a)+f(a)
Propriété
D'où vient l'équation de la tangente
25
La tangente au point A(a;f(a)) est la droite qui passe par A et dont le coefficient directeur est f′(a).
Comme toute droite non verticale, elle a une équation y=mx+p, ici avec m=f′(a).
Méthode
Écrire l'équation d'une tangente
26
On demande la tangente à Cf au point d'abscisse a.
1
On calcule f(a).
2
On calcule l'expression de f′(x) avec les formules de dérivation, puis f′(a).
Propriété
L'approximation affine
27
Près du point d'abscisse a, la courbe se confond presque avec sa tangente : pour h proche de 0,f(a+h) est proche de f(a)+f′(a)h.
Méthode
La méthode de Newton
28
Pour approcher une solution de f(x)=0, on remplace la courbe par sa tangente, et l'on prend le point où cette tangente coupe l'axe des abscisses ;
Puis : on recommence à partir de ce point.
1
Choisir une valeur de départ x0 proche de la solution.
2
Calculer xn+1=xn−f′(xn)f(xn), l'abscisse où la tangente au point d'abscisse xn coupe l'axe.
Exemple
Pourquoi le signe de la dérivée donne les variations : la fonction carré
29
f′(x) est la pente de la tangente au point d'abscisse x.
Si, sur un intervalle, toutes les tangentes ont une pente positive, la courbe monte, comme une route qui grimpe en chacun de ses points ;
si elles ont toutes une pente négative, la courbe descend.
Avec f(x)=x2 et f′(x)=2x :
Propriété
Dérivée et sens de variation
30
Sur un intervalle I : si f′≥0,f est croissante ;
si f′≤0,f est décroissante.
Propriété
Signe strict, croissance stricte, fonction constante
31
Ces énoncés valent sur un intervalleI, jamais sur une réunion d'intervalles.
Si f′ est strictement positive sur I, sauf éventuellement en quelques points isolés où elle s'annule
Alors : f est strictement croissante sur I ;
Méthode
Étudier une fonction du second degré avec la dérivée
32
On étudie f(x)=−2x2+8x−3 sur R.
1
On dérive : f′(x)=−4x+8, une expression affine.
Méthode
Rappel : le tableau de signes d'un produit
33
On cherche le signe du produit x(x−1)(x+1), qu'on retrouvera dans la carte « Étudier la position relative de deux courbes ».
1
On cherche où chaque facteur s'annule :
x=0,x=1,x=−1
Méthode
Dresser un tableau de variations
34
On veut les variations d'une fonction sur un intervalle.
1
On dérive
Puis :
on factorisef′
2
On étudie le signe de f′ dans un tableau.
3
On reporte les flèches et on calcule les valeurs remarquables aux points où le signe change.
Exemple
Avec f(x)=x3−3x2−9x+5 sur R :
Exemple
Le tableau de variations complet, de la dérivée aux flèches
35
On reprend f(x)=x3−3x2−9x+5 de la carte « Dresser un tableau de variations », avec f′(x)=3x2−6x−9.
Piège
Dérivée nulle ne veut pas dire extremum
36
Si une fonction dérivable admet un extremum local en c situé à l'intérieur de l'intervalle
Alors : f′(c)=0 : c'est une condition nécessaire, et sa réciproque est fausse.
Exemple
Avec f(x)=x3, on a f′(0)=0 et une tangente horizontale en 0, pourtant f est strictement croissante sur R et n'a aucun extremum.
Méthode
Dériver un quotient et lire son signe
37
On veut les variations d'un quotient sur un intervalle où le dénominateur ne s'annule pas.
1
On pose u et v
Puis :
on écrit u′ et v′
Méthode
Étudier la position relative de deux courbes
38
Pour savoir quelle courbe est au-dessus de l'autre, on étudie le signe de la différenced(x)=f(x)−g(x).
1
Former d(x)=f(x)−g(x) et la simplifier.
Méthode
Démontrer une inégalité par une étude de fonction
39
Pour prouver f(x)≥g(x) sur un intervalle, on étudie la fonction différence et l'on montre que son minimum est positif ou nul.
1
Poser d(x)=f(x)−g(x) et la dériver.
Méthode
Résoudre un problème d'optimisation
40
1
Choisir la variablex et son intervalle de valeurs possibles, d'après les contraintes de l'énoncé.
2
Exprimer la grandeur à optimiser en fonction de x.
3
Étudier ses variations par la dérivée, et repérer l'extremum.
4
Répondre à la question posée, en revenant au contexte et aux unités.
Dans une feuille carrée de 30 cm de côté, on découpe un carré de côté x à chaque coin pour plier une boîte sans couvercle : son volume est V(x)=x(30−2x)2 pour x∈[0;15].
Exemple
La dérivée du volume de la boîte, sans étape sautée
41
Dans la carte « Résoudre un problème d'optimisation », V(x)=x(30−2x)2 sur [0;15].
Le plus sûr est de développer avant de dériver.
1
Définition
Fonctions paires et impaires
42
Une fonction f définie sur un ensemble symétrique par rapport à 0 est paire si f(−x)=f(x) pour tout x : sa courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
Elle est impaire si f(−x)=−f(x) : sa courbe est symétrique par rapport à l'origine du repère.
De la sécante à la tangente
Le schéma ci-dessous est une image : il montre la figure pour les valeurs de départ.
Exercices d'application
Exercice 1
Nombre dérivé par le taux d'accroissement
Soit f(x)=x2. En utilisant la définition, calculer f′(3) comme limite du taux d'accroissement.
Voir le corrigé
Le taux d'accroissement de f entre 3 et 3+h vaut :
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La sécante (la droite qui coupe la courbe en ces deux points) a pour pente 3−19−1=28=4.
Ce quotient s'appelle le taux d'accroissement de f entre 1 et 3 ;
on dit aussi taux de variation : c'est le même nombre.
La carte « Taux d'accroissement et sécantes », un peu plus loin, l'écrit avec a=1 et h=2
Car : le second point a pour abscisse a+h=3.
Sur la copie : la sécante passant par les points d'abscisses 1 et 3 a pour coefficient directeur 4.
différence des ordonnées divisée par la différence des abscisses, dans le même ordre
3−1f(3)−f(1)=29−1=4
la pente de la sécante entre les points d'abscisses un et trois
Pour la valeur absolue :
si h>0,∣h∣=h et h∣h∣=1
si h<0,∣h∣=−h (par exemple ∣−0,1∣=0,1) et h∣h∣=−1.
Exemple
Avec f(x)=x2,a=3 et h=1 :
f(3+1)=f(4)=16, alors que f(3)+1=10
Notation
On dit
Ce que cela veut dire
Cf
« C f »
la courbe de f
f(a+h)
« f de a plus h »
l'image du nombre a+h
f′(a)
« f prime de a »
le nombre dérivé de f en a
limh→0
« limite quand h tend vers 0 »
la valeur dont on se rapproche quand h devient de plus en plus proche de 0, sans jamais être égal à 0
ΔxΔy
« delta y sur delta x »
un taux de variation
∣x∣
« valeur absolue de x »
x sans son signe : ∣−3∣=∣3∣=3
xn+1
« x indice n plus 1 »
le nombre qui suit xn dans la liste
À retenir
f(3+1)=42=16=f(3)+1=10
on calcule d'abord le nombre entre parenthèses, puis son image
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Quand h se rapproche de 0, le second point glisse vers le premier et les sécantes se rapprochent d'une position limite : la tangente au point d'abscisse a.
Le même taux s'écrit aussi avec deux abscisses a et x : les deux écritures donnent le même nombre dérivé.
À retenir
hf(a+h)−f(a)
la pente de la sécante qui joint les deux points de la courbe
f′(a)=x→alimx−af(x)−f(a)
l'autre écriture du nombre dérivé, avec une abscisse qui se rapproche du point étudié
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Par exemple : pour h=0,1 :
f(1,1)=1,21
Donc :
le taux vaut 0,11,21−1=0,10,21=2,1
h
2
1
0,1
0,01
−0,1
f(1+h)
9
4
1,21
1,0201
0,81
taux
4
3
2,1
2,01
1,9
La colonne h=2 est la sécante de pente 4 de la carte « Rappel : la pente d'une droite, et celle d'une sécante ».
Plus h est proche de 0 (qu'il soit positif ou négatif), plus le taux est proche de 2 : les sécantes se rapprochent de la tangente au point d'abscisse 1, dont la pente vaut 2.
Ce nombre s'appellera le nombre dérivéf′(1).
En Python, la liste des pentes des sécantes pour des pas de plus en plus petits :
def f(x):
return x**2
for h in [1, 0.1, 0.01, 0.001]:
print(h, round((f(1 + h) - f(1)) / h, 6))
À retenir
0,1f(1,1)−f(1)=0,11,21−1=2,1
la pente de la sécante pour un pas de un dixième
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
c'est le coefficient directeur de la tangente à Cf au point d'abscisse a.
À retenir
f′(a)=h→0limhf(a+h)−f(a)
limite du taux d'accroissement
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Si la tangente est horizontale, f′(a)=0.
Exemple
La tangente au point A(1;2) passe aussi par B(3;6)
Donc :
f′(1)=3−16−2=24=2
Pour tracer la tangente au point C(2;5) sachant que f′(2)=−3 : depuis C, on avance de 1 vers la droite et on descend de 3, ce qui donne le point (3;2) ;
on trace la droite qui passe par ces deux points.
Sur la copie : « Par lecture graphique, la tangente passe par A(1;2) et B(3;6), donc f′(1)=2. »
À retenir
f′(1)=3−16−2=2
la pente lue entre deux points de la tangente
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
3
On factorise par h
Puis : on simplifie le quotient par h.
4
On regarde ce qui reste quand h tend vers 0.
Exemple
Avec f(x)=x2 et a=3 :
f(3+h)−f(3)=(9+6h+h2)−9=6h+h2
Donc :
hf(3+h)−f(3)=hh(6+h)=6+h
On écrit sur la copie : ce taux tend vers 6 quand h tend vers 0
Donc : f est dérivable en 3 et f′(3)=6.
À retenir
hf(3+h)−f(3)=6+h
le taux se simplifie d'abord, on ne fait tendre l'accroissement vers zéro qu'ensuite
f′(3)=6
le nombre dérivé est la valeur limite obtenue, une fois la simplification faite
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Remplacer h par 0 tout de suite donnerait 00, qui ne veut rien dire : on simplifie d'abord.
1
On écrit la différence :
f(2+h)−f(2)=2+h1−21
2
On réduit au même dénominateur2(2+h) :
2(2+h)2−2(2+h)2+h=2(2+h)2−2−h=2(2+h)−h
3
Diviser par h, c'est multiplier par h1 :
2(2+h)−h×h1=2(2+h)−1
4
Quand h tend vers 0, le dénominateur 2(2+h) tend vers 2×2=4.
Sur la copie : le taux tend vers −41
Donc : f est dérivable en 2 et f′(2)=−41.
On retrouvera ce résultat en une ligne avec la formule de dérivation de la fonction inverse.
À retenir
hf(2+h)−f(2)=2(2+h)−1
le taux une fois simplifié : plus aucune division par l'accroissement
f′(2)=−41
la limite du taux simplifié
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
La fonction racine carrée est définie en 0 mais n'y est pas dérivable non plus : sa tangente y est verticale, et la formule (x)′=2x1 ne vaut que sur ]0;+∞[.
À retenir
h∣0+h∣−∣0∣=h∣h∣
ce taux vaut un d'un côté de zéro et moins un de l'autre : aucun nombre dérivé en zéro
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Comme h=h×h : le taux se simplifie :
hh−0=h×hh=h1
h
0,01
0,0001
0,000001
taux h1
10
100
1000
Le taux grandit sans fin : il n'a pas de limite finie
Donc : pas de nombre dérivé en 0.
Sur le dessin, les sécantes se redressent jusqu'à la verticale : la tangente en 0 est l'axe des ordonnées.
Or : une droite verticale n'a pas de coefficient directeur : entre deux de ses points, x ne change pas, et on ne peut pas diviser par 0.
Une demi-tangente est une tangente d'un seul côté du point.
Pour ∣x∣ en 0 : à droite de 0, la courbe suit la droite y=x (pente 1) ;
à gauche, la droite y=−x (pente −1).
Sur la copie : le taux h1 n'a pas de limite finie quand h tend vers 0
Donc : la racine carrée n'est pas dérivable en 0.
À retenir
hh−0=h1
ce taux devient aussi grand qu'on veut quand l'accroissement se rapproche de zéro
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Donc : le taux vaut 2a+h, qui tend vers 2a.
Ainsi : f′(a)=2a pour tout réel a :
f′(3)=6,f′(1)=2,f′(−2)=−4
Inverse, pour a=0 :
a+h1−a1=a(a+h)a−(a+h)=a(a+h)−h
Donc : le taux vaut a(a+h)−1, qui tend vers −a21.
Avec a=2, on retrouve −41.
À chaque nombre, on associe ainsi son nombre dérivé : c'est une nouvelle fonction, la fonction dérivée, notée x↦2x pour le carré (on lit « la fonction qui à x associe 2x ») et x↦−x21 pour l'inverse.
Deux mots employés dans la carte « Fonction dérivée » : une fonction polynôme est une somme de termes de la forme nombre fois puissance de x, comme 4x3−5x+2 ;
une fonction rationnelle est un quotient de deux polynômes, comme x−32x+1.
À retenir
h(a+h)2−a2=2a+h
le taux du carré pour un nombre quelconque, avant de faire tendre l'accroissement vers zéro
f′(a)=2a
le nombre dérivé du carré en n'importe quel point
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Il faut distinguer f′(a), qui est un nombre (la pente d'une tangente), et f′, qui est une fonction (celle dont on étudiera le signe).
Une fonction polynôme est dérivable sur R ;
une fonction rationnelle est dérivable sur tout intervalle où son dénominateur ne s'annule pas.
À retenir
f′:x↦f′(x)
la fonction dérivée associe à chaque abscisse la pente de la tangente en ce point
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
(x1)′=−x21
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Pour n=−1, on retrouve la dérivée de l'inverse.
Le réflexe : réécrire xn1 sous la forme x−n avant de dériver.
À retenir
1(xn)′=nxn−1
2(n∈Z)
valable aussi pour les exposants négatifs, en dehors de zéro
(xn1)′=−xn+1n
(x21)′=−x32
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
pour n=3,3x2 ;
pour x21=x−2, on obtient −2x−3=−x32.
f(x)
f′(x)
valable sur
k (constante)
0
R
x
1
R
mx+p
m
R
x2
2x
R
x3
3x2
R
x1
−x21
]−∞;0[ ou ]0;+∞[
x21
−x32
]−∞;0[ ou ]0;+∞[
x
2x1
]0;+∞[
Une fonction affinemx+p a pour dérivée m : sa courbe est une droite, qui a la même pente m en chacun de ses points.
Par exemple :
(5x−7)′=5
À retenir
(mx+p)′=m
la dérivée d'une fonction affine est son coefficient directeur
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
(ku)′=ku′
(uv)′=u′v+uv′
(vu)′=v2u′v−uv′
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
−5x2 donne −5×2x=−10x ;
7x donne 7 (la pente de la droite d'équation y=7x) ;
−2 donne 0 (une constante ne varie pas).
Donc :
f′(x)=12x2−10x+7
Puis :
f′(1)=12−10+7=9
On dérive d'abord, on remplace ensuite. Remplacer d'abord donnerait f(1)=4−5+7−2=4, un simple nombre, dont la dérivée vaut 0 : c'est faux.
Même geste avec racine et inverse :
g(x)=6x+x3 donne g′(x)=2x6−x23=x3−x23 sur ]0;+∞[
À retenir
f′(x)=12x2−10x+7
chaque terme dérivé séparément, la constante disparaît
f′(1)=12−10+7=9
on remplace seulement une fois la dérivée obtenue
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
1
On pose u(x)=2x+1 et v(x)=x
Donc :
u′(x)=2 et v′(x)=2x1
2
On applique u′v+uv′ :
f′(x)=2x+(2x+1)×2x1=2x+2x2x+1
3
On met au même dénominateur2x, en utilisant x×x=x :
4
On additionne les numérateurs :
f′(x)=2x4x+2x+1=2x6x+1
Cette forme réduite sert à l'étude du signe : sur ]0;+∞[, numérateur et dénominateur sont strictement positifs
Donc :
f′(x)>0
La carte « Dérivée et sens de variation », plus loin, dira ce que ce signe apprend sur f.
Exemple
Sur la copie : les lignes u,u′,v,v′, puis la formule, puis le calcul réduit.
À retenir
f′(x)=2x+2x2x+1=2x6x+1
la formule du produit appliquée, puis réduite au même dénominateur
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Même avertissement pour le quotient :
ce n'est pasv′u′
Dans la formule du quotient, l'ordre compte : le terme u′v vient en premier et le signe moins porte sur uv′ ;
on divise par v2, jamais par v.
À retenir
(x×x)′=2x
sur ce produit tout simple, multiplier les dérivées donnerait un, ce qui est faux
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
1
On pose u(x)=x2−3 et v(x)=x−2
Donc :
u′(x)=2x et v′(x)=1
2
On remplace dans v2u′v−uv′ en gardant des parenthèses :
3
On développe le numérateur ;
le signe moins porte sur toutu :
2x2−4x−x2+3=x2−4x+3
4
On ne développe pas le dénominateur :
(x−2)2 est un carré
Donc : positif, ce qui servira pour étudier le signe.
Donc :
f′(x)=(x−2)2x2−4x+3
Sans parenthèses, on aurait écrit −x2−3 au lieu de −x2+3, et tout le résultat serait faux.
Exemple
Sur la copie : les lignes u,u′,v,v′, puis la formule remplacée avec ses parenthèses, puis le numérateur réduit.
À retenir
f′(x)=(x−2)22x(x−2)−(x2−3)=(x−2)2x2−4x+3
la formule du quotient remplacée, puis le numérateur développé et réduit
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Sans cette règle, on développe d'abord quand c'est possible :
(2x+1)2=4x2+4x+1 a pour dérivée 8x+4
À retenir
(v1)′=−v2v′
dérivée de l'inverse d'une fonction qui ne s'annule pas sur l'intervalle
(g(ax+b))′=ag′(ax+b)
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Exemple
Avec f(x)=x2+11 : pour calculer f(2), on fait 22+1=5
Puis : on finit par 1 divisé par 5.
C'est donc un inversev1 avec v(x)=x2+1 (qui ne s'annule jamais) et v′(x)=2x
D'où :
f′(x)=−(x2+1)22x
Sur la copie : « f est de la forme v1 avec v(x)=x2+1 », puis v′, puis la formule.
Forme de f(x)
Formule
Exemple
somme
u′+v′
x3+x
nombre fois fonction
ku′
5x2
produit de deux expressions en x
u′v+uv′
(2x+1)x
1 divisé par une expression
−v2v′
x2+11
quotient
v2u′v−uv′
x−32x+1
À retenir
(x2+11)′=−(x2+1)22x
la dérivée d'un inverse, une fois la forme reconnue
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Sa vitesse instantanée à l'instant t=2 est d′(2) : comme d′(t)=10t, elle vaut 20 m/s (ce qu'afficherait un compteur à cet instant).
Le coût marginal pour q=20 est C′(20) : comme C′(q)=2q+10, il vaut 50 euros.
Il donne une valeur approchée du coût du vingt et unième objet, qui vaut exactement C(21)−C(20)=701−650=51 euros.
On répond toujours avec l'unité et une phrase qui replace le nombre dans le contexte.
À retenir
1d′(t)=10t,
2d′(2)=20
la vitesse instantanée au bout de deux secondes, en mètres par seconde
1C′(q)=2q+10,
2C′(20)=50
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
1
A est sur la droite
Donc : ses coordonnées vérifient l'équation :
f(a)=f′(a)×a+p
D'où :
p=f(a)−f′(a)a
2
On remplace p :
y=f′(a)x+f(a)−f′(a)a
3
On factorise par f′(a) :
y=f′(a)(x−a)+f(a)
Exemple
Avec f(x)=x2 en a=3 :
f(3)=9 et f′(3)=6
Donc :
y=6(x−3)+9=6x−9
Contrôle : pour x=3, on trouve y=18−9=9, qui est bien f(3).
À retenir : dans la formule, f′(a) est la pente et f(a) est l'ordonnée du point de contact.
À retenir
y=f′(a)(x−a)+f(a)
la droite de pente égale au nombre dérivé qui passe par le point de contact
y=6(x−3)+9=6x−9
la tangente à la courbe du carré au point d'abscisse trois
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
3
On remplace dans la formule
Puis : on réduit.
Exemple
Avec f(x)=x2−3x+1 et a=2 :
f(2)=4−6+1=−1,f′(x)=2x−3 donc f′(2)=4−3=1
D'où :
y=1×(x−2)+(−1)=x−3
On écrit sur la copie : la tangente au point d'abscisse 2 a pour équation y=x−3.
Contrôle rapide : pour x=2, cette droite donne y=−1, qui est bien f(2).
À retenir
y=1×(x−2)+(−1)=x−3
la formule de la tangente une fois remplacée par les deux valeurs calculées, puis réduite
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
La fonction affine x↦f(a)+f′(a)(x−a) s'appelle l'approximation affine de f en a, et l'erreur commise devient négligeable devant h quand h se rapproche de 0.
Exemple
Avec f(x)=x en a=4 :
f(4)=2 et f′(4)=41
Donc : 4,1≈2+41×0,1=2,025, pour une valeur exacte d'environ 2,0248.
À retenir
f(a+h)≈f(a)+f′(a)h
la tangente remplace la courbe pour un petit accroissement
4,1≈2+41×0,1=2,025
une racine estimée sans calculatrice, à quelques dix-millièmes près
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
3
Répéter : dans les cas favorables, le nombre de décimales exactes double presque à chaque étape.
Exemple
Avec f(x)=x2−2 et x0=1 : x1=1,5,x2≈1,4167 et x3≈1,41422, valeur approchée de 2≈1,41421.
À retenir
xn+1=xn−f′(xn)f(xn)
l'abscisse où la tangente coupe l'axe devient le point suivant
1x1=1,5,
2x2≈1,4167,
3
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
x
−∞
0
+∞
signe de f′(x)
−
0
+
variations de f
↘
0
↗
On retrouve ce qu'on sait depuis la Seconde : la fonction carré décroît sur ]−∞;0] puis croît sur [0;+∞[.
En 0, la courbe cesse de descendre et commence à monter : la tangente y est horizontale et f′(0)=0.
C'est général : pour une fonction dérivable, en un extremum (maximum ou minimum) qui n'est pas une borne de l'intervalle, le nombre dérivé vaut 0.
La phrase lue à l'envers, « si f′(c)=0, alors il y a un extremum en c », s'appelle la réciproque : elle est fausse (carte « Dérivée nulle ne veut pas dire extremum »).
À retenir
f′(x)=2x
négative avant zéro, positive après : la courbe du carré descend puis monte
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Si f′s'annule en changeant de signe en c
Alors : f admet un extremum local en c : un maximum ou un minimum sur un intervalle autour de c, pas forcément sur tout l'ensemble de définition.
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
si f′ est nulle sur I tout entier
Alors :
f est constante sur I
La fonction inverse montre pourquoi l'hypothèse compte : sa dérivée −x21 est strictement négative en tout point où elle est définie, pourtant la fonction n'est pas décroissante sur R∗, mais seulement sur ]−∞;0[ et sur ]0;+∞[ séparément.
À retenir
f′>0 sur I⇒f strictement croissante sur I
valable à condition que le domaine soit un intervalle, et pas une réunion d'intervalles
f′=0 sur I⇒f constante sur I
une dérivée nulle sur tout un intervalle caractérise les fonctions constantes
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
2
On résout f′(x)>0 :
−4x+8>0
Puis :
−4x>−8
Puis :
x<2
de même f′(x)<0 pour x>2.
En divisant par −4, un nombre négatif, on change le sens de l'inégalité.
3
Donc : f est croissante sur ]−∞;2] et décroissante sur [2;+∞[, avec un maximum en 2 égal à f(2)=−8+16−3=5.
4
On contrôle avec le signe de a : ici a=−2<0, la parabole est tournée vers le bas et son sommet est un maximum (avec a>0, elle serait tournée vers le haut, avec un minimum).
L'abscisse du sommet vaut aussi −2ab=−−48=2.
Exemple
Sur la copie : f admet sur R un maximum égal à 5, atteint en x=2.
À retenir
−4x+8>0⟺x<2
diviser par un nombre négatif retourne le sens de l'inégalité
f(2)=−2×22+8×2−3=5
la valeur du maximum, au sommet de la parabole
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
On range ces valeurs dans l'ordre croissant sur la première ligne.
2
Une ligne par facteur.
Un facteur affine mx+p a le signe de m à droite de la valeur où il s'annule, le signe contraire à gauche.
Ici m=1 pour les trois facteurs :
− puis +
3
Dernière ligne : la règle des signes, colonne par colonne.
Un nombre pair de signes − donne +, un nombre impair donne −.
x
−∞
−1
0
1
+∞
facteur x
−
−
0
+
+
x−1
−
−
−
0
+
x+1
−
0
+
+
+
produit
−
0
+
0
−
0
+
Exemple
Sur la copie : le tableau
Puis : « le produit est strictement positif sur ]−1;0[ et sur ]1;+∞[ ».
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
f′(x)=3x2−6x−9=3(x+1)(x−3)
Donc : f′(x)>0 sur ]−∞;−1[ et sur ]3;+∞[, et f′(x)<0 sur ]−1;3[.
Avec f(−1)=−1−3+9+5=10 et f(3)=27−27−27+5=−22, on écrit sur la copie : f est croissante sur ]−∞;−1], décroissante sur [−1;3], croissante sur [3;+∞[, avec un maximum local égal à 10 en −1 et un minimum local égal à −22 en 3.
À retenir
f′(x)=3x2−6x−9=3(x+1)(x−3)
la dérivée factorisée : ses deux racines découpent le tableau de signes
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
1
Racines de f′ :
Δ=(−6)2−4×3×(−9)=36+108=144=122
Donc :
x1=66−12=−1 et x2=66+12=3
2
Signe : un trinôme a le signe de a (ici 3, positif) à l'extérieur des racines, le signe contraire entre elles.
3
On remplit le tableau ci-dessous, avec f(−1)=10 et f(3)=−22 au bout des flèches.
Un extremum est un maximum ou un minimum.
Ici 10 est un maximum local : la plus grande valeur de f près de −1, mais pas sur tout R, puisque f(6)=59.
De même, −22 est un minimum local.
x
−∞
−1
3
+∞
signe de f′(x)
+
0
−
0
+
variations de f
↗
10
↘
−22
↗
À retenir
Δ=b2−4ac=144
le discriminant donne les deux valeurs où la dérivée s'annule
1x1=2a−b−Δ=−1,
2x2=2a−b+Δ=3
les deux racines de la dérivée, qui découpent le tableau
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Ce qui fait l'extremum, c'est que f′change de signe en c
Or : ici f′(x)=3x2 reste positive de part et d'autre.
Attention aussi aux bornes de l'intervalle : un maximum peut y être atteint sans que la dérivée s'y annule.
À retenir
f′(x)=3x2≥0
la dérivée s'annule en zéro sans changer de signe, donc pas d'extremum en ce point
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
2
On applique la formule du quotient et on réduit le numérateur.
3
Comme v2 est strictement positif : le signe de f′ est celui du numérateur seul.
Donc : f est strictement décroissante sur cet intervalle.
À retenir
f′(x)=(x−3)2−7
un numérateur constant négatif suffit à conclure, sans tableau de signes
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
2
Étudier son signe : par une factorisation, ou par les variations de d quand le signe ne se lit pas directement.
3
Conclure : là où d(x)>0, la courbe de f est au-dessus de celle de g ;
là où d(x)=0, les courbes se coupent.
Exemple
Avec f(x)=x3 et g(x)=x : d(x)=x3−x=x(x−1)(x+1), positive sur ]−1;0[ et sur ]1;+∞[.
Sur la copie : la courbe de f est au-dessus de celle de g sur ]−1;0[ et sur ]1;+∞[, en dessous ailleurs, et les courbes se coupent aux points d'abscisses −1,0 et 1.
À retenir
d(x)=f(x)−g(x)
la courbe de f est au-dessus là où cette différence est positive
x3−x=x(x−1)(x+1)
on factorise pour dresser le tableau de signes
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
2
Dresser le tableau de variations de d et y lire son minimum.
3
Si ce minimum est positif ou nul
Alors :
d(x)≥0 sur tout l'intervalle
Donc :
f(x)≥g(x)
Pour montrer que x3≥3x−2 pour tout x≥0 : d(x)=x3−3x+2 et d′(x)=3(x−1)(x+1), négative sur [0;1[ et positive ensuite
Donc : le minimum sur [0;+∞[ vaut d(1)=0.
Exemple
Sur la copie :
pour tout x≥0,d(x)≥d(1)=0
Donc :
x3≥3x−2
À retenir
d(x)≥d(1)=0⇒x3≥3x−2
un minimum positif ou nul suffit à conclure sur tout l'intervalle
d′(x)=3x2−3=3(x−1)(x+1)
la dérivée factorisée situe le minimum
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
On trouve V′(x)=(30−2x)(30−6x), qui s'annule en 5 en passant du positif au négatif.
Exemple
Sur la copie : le volume est maximal pour x=5 cm, et il vaut alors V(5)=5×202=2000 cm3.
À retenir
V(x)=x(30−2x)2,x∈[0;15]
la grandeur écrite en fonction de la variable, avec son intervalle
V′(x)=(30−2x)(30−6x)
la dérivée factorisée, dont le signe situe le maximum
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Avec (a−b)2=a2−2ab+b2 :
(30−2x)2=900−120x+4x2
2
V(x)=x(900−120x+4x2)=4x3−120x2+900x.
3
V′(x)=12x2−240x+900.
4
On factorise par 12 :
V′(x)=12(x2−20x+75)
Le discriminant de x2−20x+75 vaut 400−300=100
D'où : les racines 220−10=5 et 220+10=15, et V′(x)=12(x−5)(x−15).
5
En développant (30−2x)(30−6x), on retrouve 900−180x−60x+12x2 : c'est la même dérivée.
Sur [0;15], le facteur x−15 est négatif ou nul ;
V′(x) est donc positive sur [0;5] et négative sur [5;15]
D'où :
le maximum en x=5
À retenir
V(x)=4x3−120x2+900x
le volume développé, prêt à être dérivé terme à terme
V′(x)=12(x−5)(x−15)
la dérivée factorisée, égale à celle de la carte d'optimisation
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
La fonction carré est paire, les fonctions cube et inverse sont impaires, et la plupart des fonctions ne sont ni l'une ni l'autre.
Pour le démontrer, on calcule f(−x)
Puis : on le compare à f(x) et à −f(x).
À retenir
f(−x)=f(x)
paire : la courbe est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées
f(−x)=−f(x)
impaire : la courbe est symétrique par rapport à l'origine
f(x)=x2+1:f(−x)=(−x)2+1=f(x)
on remplace la variable par son opposé, puis on compare
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Fonction carrée, a = 1,0, h = 0,200. f(a) = 1,0000, f(a+h) = 1,4400, taux d'accroissement = 2,200000. Le nombre dérivé f'(a) vaut 2,0000.
Dériver f(x)=x−2x+1 sur son ensemble de définition.
Voir le corrigé
Avec u=x+1 (u′=1) et v=x−2 (v′=1) :
f′=v2u′v−uv′=(x−2)2(x−2)−(x+1)=(x−2)2−3.
Cette dérivée est strictement négative : f est décroissante sur ]−∞;2[ et sur ]2;+∞[.
Exercice 7
Variations par la dérivée
Soit f(x)=x3−3x. Étudier le signe de f′ et en déduire les variations de f.
Voir le corrigé
f′(x)=3x2−3=3(x−1)(x+1), qui s'annule en −1 et 1.
Exercice 8
Optimisation : la boîte qui utilise le moins de carton
On fabrique une boîte sans couvercle, à base carrée de côté x dm (x>0) et de hauteur h dm, dont le volume vaut 4 dm3. 1. Exprimer h en fonction de x, puis montrer que l'aire de carton utilisée est S(x)=x2+x16. 2. Montrer que S′(x)=x22(x3−8). 3. En déduire les dimensions de la boîte qui utilise le moins de carton, et cette aire minimale.