un, sans parenthèses, désigne un seul terme, celui de rang n, et se lit « u indice n ».
un+1 se lit « u indice n plus un » (le « plus un » est dans l'indice) : c'est le terme suivant, à ne pas confondre avec un+1.
Pour l'obtenir, on remplace n par (n+1) partout : avec un=n2, on a un+1=(n+1)2=n2+2n+1, alors que un+1=n2+1.
∀n∈N se lit « pour tout entier naturel n ».
un→ℓ se lit « un tend vers ℓ ».
n→+∞limun se lit « limite de un quand n tend vers plus l'infini ».
À retenir
un=n2⇒un+1=(n+1)2=n2+2n+1
le terme suivant s'obtient en remplaçant le rang par le rang plus un, entre parenthèses
un+1etun+1
d'un côté le terme de rang suivant, de l'autre le terme actuel augmenté de un : deux nombres différents en général
Un passage pas clair ?
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Formulaire
Rappel : suites arithmétiques et géométriques
02
Une suite est arithmétique quand on ajoute toujours le même nombre r (la raison) pour passer d'un terme au suivant, et géométrique quand on multiplie toujours par le même nombre q (sa raison).
La relation un+1=… s'appelle une relation de récurrence ;
la formule qui donne un directement en fonction de n s'appelle la forme explicite.
Une hausse de 5% revient à multiplier par 1,05, une baisse de 20% à multiplier par 0,8.
Exemple
u0=200 et une hausse de 5% par an donnent une suite géométrique de raison 1,05
Donc :
un=200×1,05n et u3=200×1,157625=231,525
Si la suite commence au rang 1, la forme explicite devient un=u1×qn−1.
À retenir
un+1=un+r⟺un=u0+n×r
Un passage pas clair ?
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Propriété
Rappel : ce qu'on a le droit de faire à une inégalité
03
Toutes les récurrences d'inégalités et tous les encadrements reposent sur ces règles.
Ajouter ou retrancher un même nombre aux deux membres : le sens ne change pas.
Multiplier ou diviser par un nombre strictement positif : le sens ne change pas.
Par un nombre strictement négatif : le sens s'inverse
Car :
2<3 mais −2>−3
Appliquer aux deux membres une fonction croissante sur un intervalle qui les contient (racine carrée, ou carré sur [0;+∞[) conserve le sens ;
une fonction décroissante sur un tel intervalle l'inverse :
2<3 mais 21>31
Hors de cet intervalle, rien ne marche :
−3<2 mais (−3)2=9>4
Exemple
Si 0≤uk≤4 et uk+1=5−21uk, on multiplie par −21, ce qui inverse le sens :
À retenir
0≤uk≤4⇒−2≤−21uk≤0
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Méthode
Étudier le sens de variation d'une suite
04
Le réflexe est le signe de la différenceun+1−un : positive pour tout n, la suite est croissante ;
négative, elle est décroissante.
Quand tous les termes sont strictement positifs, on peut à la place comparer le quotient unun+1 à 1.
Exemple
Avec un=n+1n :
un+1−un=n+2n+1−n+1n
À retenir
un+1−un≥0⇒(un)croissante
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Exemple
Exemple : le sens de variation par le quotient
05
Énoncé : étudier le sens de variation de un=n2n pour n≥1.
Tous les termes sont strictement positifs et il y a une puissance : on compare le quotient unun+1 à 1.
un+1=n+12n+1
unun+1=n+12n+1×2nn
unun+1=n+12n
n+12n≥1⟺2n≥n+1⟺n≥1
C'est vrai pour tout n≥1 : la suite est croissante.
deux puissances de même base qui se suivent se simplifient en la base
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Méthode
Raisonnement par récurrence
06
Pour démontrer que P(n) est vraie pour tout n≥n0 : initialisation (vérifier P(n0)),hérédité (supposer P(k) vraie et en déduire P(k+1)),conclusion.
Les deux étapes sont indispensables.
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Méthode
Rédiger une récurrence de bout en bout
07
On nomme d'abord la propriété P(n) à démontrer
Puis : on écrit les trois blocs dans l'ordre.
Soit u0=1,un+1=21un+3, et P(n) la propriété « un≤6 » :
Initialisation :
u0=1≤6
Donc :
P(0) est vraie
Hérédité : soit k un entier tel que uk≤6 ;
Alors :
21uk≤3
Donc :
21uk+3≤6, c'est-à-dire uk+1≤6
Conclusion : on écrit que P(0) est vraie et que P est héréditaire, donc que un≤6 pour tout entier naturel n.
À retenir
uk≤6⇒21uk+3≤6
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Méthode
Réussir l'hérédité : partir de la relation de récurrence
08
Devant l'hérédité, on ne part jamais de l'hypothèse seule : on part de la relation de l'énoncé.
1
Écrire l'hypothèse : P(k) est vraie pour un entier k fixé.
2
Écrire le butP(k+1) en remplaçant k par k+1.
3
Partir de uk+1=… (la relation de récurrence) et y remplaceruk grâce à l'hypothèse.
4
Transformer jusqu'à retrouver exactement le but.
Exemple
Avec u0=1,un+1=21un+3 et P(n) :
À retenir
21×(21)k=(21)k+1
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Piège
Une hérédité seule ne démontre rien
09
Sauter l'initialisation est l'erreur qui coûte le plus cher : la propriété « 4n+1 est un multiple de 3 » est parfaitement héréditaire, puisque 4k+1+1=4(4k+1)−3, et elle est pourtant fausse à tous les rangs, à commencer par 40+1=2.
Deuxième faute, de rédaction cette fois : écrire « supposons que un≤6 pour tout n », c'est supposer exactement ce que l'on cherche à démontrer.
L'hypothèse de récurrence porte sur un seul rang fixé.
À retenir
4k+1+1=4(4k+1)−3
hérédité impeccable pour une propriété fausse partout : sans initialisation vérifiée, une récurrence ne prouve rien
Un passage pas clair ?
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Définition
Suite majorée, minorée, bornée
10
Une suite (un) est majorée s'il existe un réel M tel que un≤M pour tout n,minorée s'il existe un réel m tel que m≤un pour tout n, et bornée si elle est les deux à la fois.
Un majorant n'est pas unique : tout réel plus grand que M majore encore la suite, et rien n'oblige un majorant à être atteint ni à être la limite.
Pour prouver qu'une suite est majorée, on exhibe un majorant explicite, le plus souvent par récurrence.
À retenir
∀n∈N,un≤M
la suite est majorée : aucun de ses termes ne dépasse le majorant, quel que soit le rang
∀n∈N,m≤un≤M
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Vocabulaire
À partir d'un certain rang : ce que disent ces mots
11
« À partir d'un certain rang » veut dire : pour tous les entiers n au-delà d'un entier bien choisi, les premiers termes pouvant faire exception.
Exemple
n1<0,01 dès que n>100
Donc : à partir du rang 101, alors que pour n=50,501=0,02 ne convient pas.
Le rang dépend de l'exigence : pour obtenir n1<0,001, il faut attendre le rang 1001.
Plus on exige, plus on attend, mais un tel rang existe toujours.
C'est le mot clé de la définition de la limite (carte « Ce que veut dire tendre vers une limite ») : les termes n1 finissent tous dans l'intervalle ]−0,01;0,01[, et il en va de même pour n'importe quel intervalle ouvert contenant 0, aussi petit soit-il.
À retenir
n>100⇒0<n1<0,01
à partir du rang cent un, tous les termes restent dans l'intervalle voulu
n>1000⇒0<n1<0,001
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Définition
Ce que veut dire tendre vers une limite
12
La suite (un)converge versℓ lorsque tout intervalle ouvert contenantℓ contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang.
Elle tend vers+∞ lorsque tout intervalle [A;+∞[ contient tous les termes à partir d'un certain rang.
Les premiers termes ne pèsent donc rien dans une limite : seul compte le comportement au bout, ce qui explique que les théorèmes du chapitre se contentent d'hypothèses vraies à partir d'un certain rang.
À retenir
n→+∞limun=ℓ
la suite converge : ses termes finissent par rester aussi proches que l'on veut de sa limite
n→+∞limun=+∞
Un passage pas clair ?
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Définition
Tendre vers moins l'infini, avec un exemple chiffré
13
Une suite tend vers −∞ lorsque tout intervalle ]−∞;A] contient tous les termes à partir d'un certain rang : elle finit par passer sous n'importe quel seuil, aussi bas soit-il, et ne remonte plus au-dessus.
C'est le miroir de +∞ : (un) tend vers −∞ exactement quand (−un) tend vers +∞.
Exemple
un=5−2n et le seuil A=−100.
5−2n≤−100⟺−2n≤−105⟺n≥52,5
À retenir
n→+∞limun=−∞
la suite finit par descendre sous n'importe quel seuil fixé à l'avance, et n'en remonte plus
5−2n≤−100⟺n≥52,5
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Vocabulaire
Converger, diverger
14
Une suite converge quand elle admet une limite finie, et c'est le seul cas.
Tout le reste s'appelle diverger, et recouvre deux situations très différentes : ou bien la suite tend vers +∞ ou −∞, ou bien elle n'a aucune limite, comme un=(−1)n qui alterne entre −1 et 1.
Annoncer qu'une suite diverge ne dit donc pas qu'elle part vers l'infini, et dire qu'elle est bornée ne dit pas qu'elle converge.
À retenir
un=(−1)n
suite bornée et pourtant divergente : elle n'a pas de limite du tout, sans partir vers l'infini
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Formulaire
Les limites de référence
15
Ces limites s'utilisent sans démonstration et servent de point de départ à tout calcul.
Le rang, ses puissances et sa racine divergent vers+∞, leurs inverses convergent vers0.
Une suite constante converge vers sa valeur, ce qui sert dans les encadrements.
À retenir
n→+∞limn=n→+∞limn2=n→+∞limn=+∞
les suites de référence qui partent vers plus l'infini, comme toute puissance du rang d'exposant strictement positif
n→+∞limn1=n→+∞limn21=n→+∞limn1=0
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Formulaire
Les règles d'opérations sur les limites
16
Pour une somme, un produit ou un quotient, on remplace chaque suite par sa limite et l'on applique la règle des signes ;
seules les quatre formes indéterminées échappent à ces règles et obligent à transformer l'écriture.
Quand un dénominateur tend vers 0, on précise s'il reste positif (0+) ou négatif (0−) : c'est lui qui donne le signe de l'infini obtenu.
Les mêmes règles valent pour les fonctions.
À retenir
1ℓ+(+∞)=+∞
2(+∞)+(+∞)=+∞
3(−∞)+(−∞)=−∞
une somme part à l'infini dès qu'un terme y part et qu'aucun ne part dans l'autre sens
1ℓ×(+∞)=+∞siℓ>0
2ℓ×(+∞)=−∞siℓ<0
1±∞ℓ=0
20+ℓ=+∞siℓ>0
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Méthode
Opérations sur les limites et formes indéterminées
17
Les limites se combinent comme les opérations usuelles, sauf quatre formes indéterminées.
Pour lever l'indétermination : factoriser par le terme de plus haut degré, ou multiplier par l'expression conjuguée (racines).
À retenir
1∞−∞
20×∞
3∞∞
400
les 4 formes indéterminées
Un passage pas clair ?
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Méthode
Lever une indétermination de quotient
18
Devant une forme ∞∞, on factorise le numérateur et le dénominateur par leur terme de plus haut degré, on simplifie
Puis : on conclut avec les limites de référence.
Exemple
Avec un=2n2+73n2−5n+2 et n≥1 :
un=n2(2+n27)n2(3−n5+n22)
un=2+n273−n5+n22
Les termes en n1 et n21 tendent vers 0 : on écrit que (un) converge vers 23.
À retenir
2n2+73n2−5n+2=2+n273−n5+n22
Un passage pas clair ?
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Méthode
Lever une indétermination avec l'expression conjuguée
19
On s'en sert devant une différence de racines qui donne ∞−∞.
L'idée : l'identité (a−b)(a+b)=a2−b2 fait disparaître les racines.
1
Multiplier et diviser par la somme des deux termes (l'expression conjuguée), qui n'est pas nulle.
2
Développer le numérateur avec (a−b)(a+b)=a2−b2.
3
Exemple
Avec un=n+1−n :
À retenir
(n+1)2−(n)2=(n+1)−n=1
Un passage pas clair ?
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Propriété
Théorèmes de comparaison et des gendarmes
20
Trois théorèmes concluent sans calculer la limite, et leurs inégalités n'ont besoin d'être vraies qu'à partir d'un certain rang.
Comparaison
si un≤vn et si un tend vers +∞
Alors :
vn aussi
si un≤vn et si vn tend vers −∞
Alors :
un aussi
Gendarmes
si un≤vn≤wn et si (un) et (wn) convergent vers la même limite ℓ
La comparaison sert pour une limite infinie (une seule inégalité), les gendarmes pour une limite finie (un encadrement des deux côtés) ;
avec deux limites différentes, ils ne disent rien.
À retenir
un≤vn≤wnetlimun=limwn=ℓ⇒limvn=ℓ
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Propriété
Minorée par une suite qui tend vers plus l'infini : la démonstration
21
C'est la démonstration de cours de la première phrase de la carte « Théorèmes de comparaison et des gendarmes ».
On suppose un≤vn pour tout n et n→+∞limun=+∞.
Soit A un réel quelconque.
1
Comme (un) tend vers +∞ : l'intervalle [A;+∞[ contient tous les un à partir d'un certain rang N :
Si l'inégalité un≤vn n'est vraie qu'à partir d'un rang p, on prend n plus grand que N et que p : la preuve est la même.
Exemple
vn=n+sinn.
Comme sinn≥−1 : on a vn≥n−1, et n−1 tend vers +∞
À retenir
n≥N⇒vn≥un≥A
la suite du dessous a passé le seuil, celle du dessus l'a donc passé aussi
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Méthode
Encadrer une suite qui oscille
22
Dès qu'un terme oscille (un sinus, un cosinus, un (−1)n), on l'encadre par des constantes, on répercute l'encadrement sur le reste de l'expression
Puis : on vérifie que les deux bornes ont la même limite.
Exemple
Avec un=nsinn pour n≥1 :
−1≤sinn≤1
−n1≤nsinn≤n1
Les deux bornes tendent vers 0 : on écrit que, d'après le théorème des gendarmes, (un) converge vers 0.
À retenir
−n1≤nsinn≤n1
Un passage pas clair ?
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Piège
Le sens de l'inégalité décide de tout
23
Pour une limite infinie, seule une inégalité dans le bon sens sert : on minore par une suite qui tend vers +∞, on majore par une suite qui tend vers −∞.
Écrire vn≤n2 ne prouve rien sur la limite de (vn), alors que vn≥n prouve qu'elle vaut +∞.
Pour une limite finie, une seule inégalité ne suffit jamais : il faut un encadrement des deux côtés par deux suites de même limite.
De −1≤vn≤1, on ne tire aucune limite.
À retenir
vn≥n⇒limvn=+∞
minorer par une suite qui part à l'infini suffit à conclure
vn≤n2⇒aucune conclusion
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Propriété
Inégalité de Bernoulli
24
Pour tout réel a>0 et tout entier naturel n,(1+a)n≥1+na.
Elle se démontre par récurrence : l'hérédité multiplie l'hypothèse (1+a)k≥1+ka par 1+a, qui est positif (le sens est conservé), puis écarte le terme ka2, positif lui aussi.
À retenir
(1+a)n≥1+na
valable pour tout réel strictement positif et tout entier naturel
(1+a)k+1≥(1+ka)(1+a)=1+(k+1)a+ka2≥1+(k+1)a
Un passage pas clair ?
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Propriété
Limite d'une suite géométrique
25
Le comportement de (qn) ne dépend que de la position du réel q par rapport à −1 et à 1.
Pour q>1, l'inégalité de Bernoulli donne la limite +∞ ;
pour −1<q<1, les termes s'écrasent vers 0.
Pour une suite géométrique un=u0×qn, on multiplie ensuite par u0 : avec u0<0 et q>1, la limite devient −∞.
Le cas q≤−1 est celui des suites qui alternent sans se stabiliser : (−1)n vaut 1 puis −1, et (−2)n grandit en changeant de signe.
À retenir
n→+∞limqn=⎩⎨⎧+∞10si q>1si q=1si −1<q<1
Un passage pas clair ?
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Méthode
Calculer une limite : par où commencer
26
1
Écrire la limite de chaque morceau (cartes « Les limites de référence » et « Limite d'une suite géométrique »).
2
Combiner avec la carte « Les règles d'opérations sur les limites ».
Pas de forme indéterminée : c'est terminé.
3
Forme indéterminée : on transforme l'écriture.
Somme ou quotient de puissances de n : factoriser par le terme de plus haut degré.
Différence de racines : expression conjuguée.
Sinus, cosinus ou (−1)n : encadrer.
Exemple
un=n2−3n.
On a n2→+∞ et −3n→−∞ :
forme ∞−∞
Pour n≥1 :
un=n2(1−n3)
n3→0
Donc :
1−n3→1, et n2→+∞
Sur la copie : « par produit, n→+∞limun=+∞ ».
Une forme indéterminée ne veut pas dire « pas de limite » : elle veut dire « transformer avant de conclure ».
À retenir
n2−3n=n2(1−n3)
Un passage pas clair ?
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Méthode
Traduire un énoncé d'évolution en suite
27
1
Nommer un (la quantité au bout de n années) et lire u0.
2
Traduire chaque phrase, dans l'ordre de l'énoncé : une baisse de t% multiplie par 1−100t, une hausse de t% par 1+100t, un ajout de b unités ajoute b.
3
Écrire un+1=…, puis contrôler en calculant u1 à la main.
Exemple
Un étang contient 1000 poissons.
Chaque année, 20% des poissons disparaissent
Puis :
on en introduit 300
u0=1000 et un+1=0,8un+300.
À retenir
un+1=0,8un+300
garder quatre-vingts pour cent des poissons, puis en ajouter trois cents
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Méthode
La suite auxiliaire d'une arithmético-géométrique
28
Pour une relation un+1=aun+b avec a=1, l'énoncé fait poser vn=un−ℓ, où ℓ est la solution de ℓ=aℓ+b.
On montre que (vn) est géométrique de raisona, on écrit son terme général
Puis :
on revient à un=vn+ℓ
Exemple
Avec u0=1,un+1=21un+3
À retenir
ℓ=aℓ+b
le point fixe se calcule en premier : c'est la limite candidate de la suite
vn+1=avn
Un passage pas clair ?
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Exemple
Exemple : la suite auxiliaire rédigée sur la copie
29
Énoncé : l'étang de la carte « Traduire un énoncé d'évolution en suite », u0=1000 et un+1=0,8un+300.
On pose vn=un−1500.
Montrer que (vn) est géométrique, puis donner un et sa limite.
On part de vn+1 et l'on remplace pas à pas :
vn+1=un+1−1500
(définition de v, au rang n+1)
vn+1=0,8un+300−1500=0,8un−1200
vn+1=0,8(un−1500)
car 0,8×1500=1200
vn+1=0,8vn
Donc : (vn) est géométrique de raison 0,8, de premier terme v0=1000−1500=−500, et vn=−500×0,8n.
On revient à u :
un=vn+1500=1500−500×0,8n
Comme −1<0,8<1 :
0,8n tend vers 0
Donc :
n→+∞limun=1500
Sur la copie : « Pour tout entier naturel n,vn+1=0,8vn, donc (vn) est géométrique de raison 0,8. »
À retenir
0,8un−1200=0,8(un−1500)
pour mettre la raison en facteur, on divise le nombre seul par elle et l'on retrouve celui de la suite auxiliaire
Un passage pas clair ?
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Méthode
Programmer une recherche de seuil
30
Un seuil est le premier rang à partir duquel un dépasse une valeur, ou s'approche de sa limite à moins d'une précision donnée.
On ignore combien de tours il faudra : la boucle est un while, qui tourne tant que le seuil n'est pas atteint.
1
Initialiser le rang et le terme : n = 0 et u = 1 pour u0=1.
2
Écrire la condition contraire de ce que l'on cherche : while 6 - u >= 0.01: pour le premier rang où l'écart à la limite 6 passe sous 0,01.
3
Dans la boucle, calculer le terme suivant puis avancer le rang : u = 0.5 * u + 3 et n = n + 1.
4
Renvoyer n après la boucle.
Exemple
Avec un+1=21un+3 et u0=1, on a un=6−5×(21)n et la fonction renvoie 9.
À retenir
while 6 - u >= 0.01:
la boucle tourne tant que la condition cherchée n'est pas encore réalisée
6−u8=2565>0,01et6−u9=5125<0,01
Un passage pas clair ?
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Exemple
Exemple : le programme de seuil écrit en entier
31
Voici la fonction de la carte « Programmer une recherche de seuil », assemblée, pour u0=1 et un+1=21un+3 :
def seuil():
n = 0
u = 1
while 6 - u >= 0.01:
u = 0.5 * u + 3
n = n + 1
return n
print(seuil())
Les lignes décalées vers la droite sont dans la boucle ;
return n est en dehors, il s'exécute quand la boucle s'arrête.
Le programme affiche 9.
Ce que fait la boucle, tour après tour :
n
0
1
2
…
8
9
6−u (arrondi)
5
2,5
1,25
…
0,0195
0,0098
À n=9, l'écart passe sous 0,01 : la condition du while devient fausse et la fonction renvoie 9.
Sur la copie : « le plus petit entier n tel que 6−un<0,01 est n=9 ».
Un passage pas clair ?
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Vocabulaire
Monotone, non majorée : les mots du théorème de convergence
32
Une suite monotone est une suite croissante ou une suite décroissante : elle va toujours dans le même sens.
La suite un=n+1n est monotone (croissante, voir la carte « Étudier le sens de variation d'une suite ») ;
un=(−1)n ne l'est pas, elle monte puis descend sans arrêt.
Une suite non majorée est une suite qu'aucun réel ne majore : quel que soit le réel A choisi, au moins un terme dépasse A.
Exemple :
un=n2
pour A=1000, on a u32=1024>1000, et l'on trouve de même un terme au-dessus de n'importe quel A.
À l'inverse, un=n+1n est majorée par 1, puisque n<n+1 donne n+1n<1.
Ce sont les mots de la carte « Convergence d'une suite monotone ».
À retenir
un=n2etu32=1024>1000
Un passage pas clair ?
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Propriété
Convergence d'une suite monotone
33
Toute suite croissante et majorée (ou décroissante et minorée) converge, sans que le théorème donne la limite.
Toute suite croissante et non majorée diverge vers +∞.
Un passage pas clair ?
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Propriété
Croissante et non majorée : pourquoi elle tend vers plus l'infini
34
C'est la démonstration de cours de la dernière phrase de la carte « Convergence d'une suite monotone ».
Soit (un) croissante et non majorée, et A un réel quelconque.
1
A n'est pas un majorant
Donc : il existe un rang N tel que uN>A.
2
La suite est croissante :
pour tout n≥N,un≥uN>A
3
Tous les termes à partir du rang N sont donc dans [A;+∞[, et cela pour n'importe quel A : c'est exactement la définition de n→+∞limun=+∞.
Exemple
un=n est croissante et non majorée.
Pour A=100 :
À retenir
n≥N⇒un≥uN>A
dès qu'un terme a dépassé le seuil, la croissance empêche tous les suivants de redescendre
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Propriété
Passer à la limite dans une relation de récurrence
35
Résultat admis : si un+1=f(un) pour tout n, si (un)converge vers ℓ et si f est continue
Alors :
ℓ=f(ℓ)
Continue veut dire ici : quand x se rapproche de ℓ,f(x) se rapproche de f(ℓ), sans saut ;
la courbe se trace sans lever le crayon.
Les fonctions usuelles le sont sur leur ensemble de définition (fonctions affines, polynômes, racine carrée, inverse), et toute fonction dérivable sur un intervalle y est continue.
Pourquoi : un+1 tend vers ℓ (ce sont les mêmes termes, décalés d'un rang) et f(un) tend vers f(ℓ) ;
une même suite n'a qu'une limite
Donc :
ℓ=f(ℓ)
Exemple
L'étang converge vers 1500, et 0,8×1500+300=1500.
Piège : l'équation ne prouve pas la convergence.
Avec u0=1 et un+1=2un,ℓ=2ℓ donne ℓ=0, alors que un=2n tend vers +∞.
À retenir
un+1=f(un),un→ℓ,fcontinue⇒ℓ=f(ℓ)
Un passage pas clair ?
Demande à Super Craie, elle a lu ce passage.
Méthode
Suite u(n+1) = f(u(n)) : par où commencer
36
Avant toute démonstration, on regarde la suite : c'est ce qui donne les deux bornes a et b de l'encadrement que la méthode « Suite définie par une fonction croissante » démontre ensuite.
1
Calculer les premiers termes à la calculatrice.
Avec u0=0 et un+1=un+2 :
u1≈1,414,u2≈1,848,u3≈1,962,u4≈1,990
La suite semble croître et s'approcher de 2.
2
Chercher le point fixe, le nombre x tel que f(x)=x (on résout l'équation, ou l'on teste la valeur dont les termes s'approchent) :
ici f(2)=2+2=2
3
Prendre a=u0=0 et b=2, le point fixe.
Si la suite semblait décroître, on prendrait a égal au point fixe et b=u0.
4
Vérifier que f est croissante sur [0;2] : quand x augmente, x+2 augmente, et sa racine carrée aussi.
5
Démontrer par récurrence « 0≤un≤un+1≤2 ».
Exemple
Sur la copie : « La suite semble croissante et semble converger vers 2. » est une conjecture ;
les valeurs calculées ne prouvent rien, la récurrence de l'étape 5 fait la preuve.
À retenir
f(x)=x+2etf(2)=2
Un passage pas clair ?
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Méthode
Suite définie par une fonction croissante
37
C'est l'exercice de suites le plus fréquent : un+1=f(un), avec fcroissante sur un intervalle [a;b] qui contient u0.
1
Démontrer par récurrence la propriété P(n) :
« a≤un≤un+1≤b »
Exemple
Avec u0=0 et un+1=un+2, on prend a=0 et b=2 :
À retenir
a≤uk≤uk+1≤b⟹f(a)≤uk+1≤uk+2≤f(b)
Un passage pas clair ?
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Exemple
Exemple : l'exercice type rédigé en entier
38
Énoncé :
u0=0 et un+1=un+2
Montrer que 0≤un≤un+1≤2, puis trouver la limite.
Initialisation :
u1=2 et 0≤0≤2≤2
Hérédité :
on suppose 0≤uk≤uk+1≤2
On ajoute 2 :
2≤uk+2≤uk+1+2≤4
La racine carrée est croissante :
2≤uk+1≤uk+2≤2, et 0≤2
Conclusion :
pour tout n,0≤un≤un+1≤2
Donc : (un) est croissante et majorée par 2
Donc : elle converge vers un réel ℓ avec 0≤ℓ≤2.
La fonction x↦x+2 est continue
Donc :
ℓ=ℓ+2
On élève au carré :
ℓ2=ℓ+2, soit ℓ2−ℓ−2=0,Δ=1+8=9
D'où :
ℓ=−1 ou ℓ=2
Comme ℓ≥0 : ℓ=2, et l'on contrôle :
2+2=2
À retenir
2≤uk+2≤uk+1+2≤4
Un passage pas clair ?
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Piège
Fonction croissante ne veut pas dire suite croissante
39
Pour une suite expliciteun=f(n), si f est croissante sur [0;+∞[, la suite est croissante.
Pour une suite récurrenteun+1=f(un), c'est faux : la croissance de f ne donne pas le sens de variation de la suite.
Contre-exemple :
f(x)=21x+3 est croissante
Avec u0=8 :
u1=7
Puis : u2=6,5, la suite décroît.
Avec u0=1 :
u1=3,5
Puis : u2=4,75, la suite croît.
Même fonction, sens opposés : tout dépend du premier terme.
Pour l'éviter :
on compare u0 et u1
Puis : on démontre un≤un+1 (ou un+1≤un) par récurrence, comme dans la carte « Suite définie par une fonction croissante », ou on étudie le signe de un+1−un.
À retenir
u0=8,u1=7,u2=6,5
Un passage pas clair ?
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Exercices d'application
Exercice 1
Démonstration par récurrence
Soit (un) définie par u0=1 et, pour tout n∈N,un+1=un+2n+3. Démontrer par récurrence que un=(n+1)2 pour tout n∈N.
Voir le corrigé
Initialisation
u0=1=(0+1)2, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité
supposons uk=(k+1)2 pour un certain k.
Exercice 2
Inégalité de Bernoulli
Soit a>0 un réel fixé. Démontrer par récurrence que pour tout entier n≥0,(1+a)n≥1+na. En déduire n→+∞lim(1+a)n.
Exercice 3
Lever une forme indéterminée (quotient)
Déterminer n→+∞lim4n2+3n5n2+4.
Exercice 4
Lever une forme indéterminée (conjuguée)
Déterminer n→+∞lim(n+1−n).
Exercice 5
Théorème des gendarmes
Montrer que la suite définie pour n≥1 par un=nsinn converge et préciser sa limite.
Exercice 6
Théorème de comparaison
Montrer que la suite définie pour n≥0 par un=n+cosn tend vers +∞.
Voir le corrigé
Exercice 7
Limites de suites géométriques
Déterminer, si elles existent, les limites des suites suivantes : 1) un=(32)n ; 2) vn=3×(25)n ; 3) wn=(−2)n.
Exercice 8
Suite auxiliaire géométrique
Soit (un) définie par u0=2 et un+1=2un+5. On pose vn=un+5. 1) Montrer que (vn) est géométrique. 2) En déduire un en fonction de n, puis n→+∞limun.
Exercice 9
Convergence d'une suite monotone
Soit (un) définie par u0=0 et, pour tout n∈N,un+1=un+2. 1) Démontrer par récurrence que 0≤un≤2 pour tout n. 2) Démontrer que (un) est croissante. 3) En déduire que (un) converge.
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suite arithmétique : on ajoute la raison autant de fois que le rang
un+1=q×un⟺un=u0×qn
suite géométrique : on multiplie par la raison autant de fois que le rang
−2≤−21uk≤0
On ajoute 5 :
3≤uk+1≤5
un facteur négatif retourne l'encadrement : l'image de la grande borne devient la petite
0≤a≤b⇒a≤b
une fonction croissante appliquée aux deux membres conserve le sens
un+1−un=(n+1)(n+2)(n+1)2−n(n+2)=(n+1)(n+2)1
Cette différence est strictement positive : on écrit que (un) est strictement croissante.
la méthode par défaut, valable quels que soient les signes des termes
un>0etunun+1≥1⇒(un)croissante
variante réservée aux suites dont tous les termes sont strictement positifs, commode avec des puissances
(diviser par une fraction, c'est multiplier par son inverse)
car 2n2n+1=2
(on a multiplié par n+1>0)
l'hérédité part de l'hypothèse à un rang fixé et arrive à la même propriété au rang suivant
P(n0)vraieet∀k≥n0,P(k)⇒P(k+1)
les deux étapes réunies, et elles seules, donnent la propriété à tous les rangs à partir du premier
« un=6−5×(21)n »
Initialisation :
6−5×(21)0=6−5=1=u0
Hérédité, but :
uk+1=6−5×(21)k+1
uk+1=21uk+3=21(6−5×(21)k)+3
uk+1=3−5×(21)k+1+3=6−5×(21)k+1
: c'est le but.
Sur la copie : « Supposons P(k) vraie pour un entier k fixé, montrons P(k+1). », puis la conclusion de la carte « Rédiger une récurrence de bout en bout ».
multiplier une puissance par sa base ajoute un à l'exposant
la suite est bornée : tous ses termes tiennent entre deux réels fixés une fois pour toutes
un intervalle plus étroit demande un rang plus grand, qui existe encore
la suite finit par dépasser n'importe quel seuil fixé à l'avance, et ne redescend plus en dessous
(on divise par −2, négatif, donc le sens s'inverse).
Tous les termes sont dans ]−∞;−100] à partir du rang 53.
Avec A=−1000, le même calcul donne le rang 503 : le rang dépend du seuil, mais il existe toujours
Car : pour n'importe quel réel A il suffit que n≥25−A.
Donc :
n→+∞limun=−∞
à partir du rang cinquante-trois, tous les termes sont sous le seuil choisi
leurs inverses tendent vers zéro : ce sont eux qui disparaissent après une factorisation
un facteur de limite non nulle transmet l'infini en y ajoutant son signe
30−ℓ=−∞siℓ>0
diviser par l'infini écrase, diviser par un nombre qui s'annule fait exploser, avec la règle des signes
après factorisation par le terme dominant, chaque morceau restant a une limite connue
n→+∞lim2n2+73n2−5n+2=23
quand les deux degrés sont égaux, la limite est le quotient des coefficients dominants
Conclure avec les règles d'opérations.
un=n+1+n(n+1−n)(n+1+n)
un=n+1+n(n+1)−n=n+1+n1
Le dénominateur est une somme de deux termes qui tendent vers +∞, il tend vers +∞.
Sur la copie : « par quotient, n→+∞limun=0 ».
le carré d'une racine rend le nombre sous la racine, et les grands termes s'annulent
Alors :
(vn) converge vers ℓ
les gendarmes : deux suites de même limite finie coincent celle du milieu
un≤vnetlimun=+∞⇒limvn=+∞
comparaison : une suite plus grande qu'une suite qui part à l'infini y part aussi
un≤vnetlimvn=−∞⇒limun=−∞
vers moins l'infini, c'est la plus grande qui entraîne la plus petite
pour n≥N,un≥A
2
Pour ces mêmes n,vn≥un≥A
Donc :
vn est aussi dans [A;+∞[
3
Cela vaut pour n'importe quel A : c'est exactement la définition de n→+∞limvn=+∞.
Donc :
(vn) aussi
car n>0
on divise l'encadrement par un nombre strictement positif, ce qui conserve le sens des inégalités
n→+∞limnsinn=0
les deux bornes ayant la même limite, la suite coincée entre elles converge vers cette limite
majorer par une suite qui part à l'infini ne dit rien de la limite
Son rôle est de minorerqn quand q>1 : en écrivant q=1+a, le minorant 1+na tend vers +∞
Donc : qn aussi par le théorème de comparaison.
C'est la démonstration de cours de la limite de qn.
l'hérédité : on multiplie par un nombre positif, puis on laisse tomber un terme positif
q>1⇒qn≥1+n(q−1)etn→+∞limqn=+∞
la conséquence qui sert : une puissance d'un réel plus grand que un part à l'infini
la limite se lit sur la seule position de la raison
q≤−1⇒(qn) n’a pas de limite
les termes changent de signe à chaque rang sans se rapprocher d'aucun nombre
un=−3×2n⇒n→+∞limun=−∞
le signe du premier terme se reporte sur la limite infinie
on met en facteur le terme le plus fort, ce qui reste a une limite connue
Contrôle :
u1=0,8×1000+300=1100
Limite candidate :
ℓ=0,8ℓ+300
Donc :
0,2ℓ=300
Donc :
ℓ=1500
La carte « La suite auxiliaire d'une arithmético-géométrique » donne alors un=1500−500×0,8n : la population se rapproche de 1500 poissons.
Sur la copie : on justifie la relation par une phrase pour chaque nombre.
Donc :
ℓ=6 :
vn+1=21un+3−6=21(un−6)=21vn
v0=1−6=−5
Donc :
vn=−5×(21)n
un=6−5×(21)n, et comme −1<21<1, on écrit que (un) converge vers 6.
la suite obtenue en retranchant le point fixe est géométrique, de raison le coefficient de la relation
un=6−5×(21)n
on revient toujours à la suite de départ avant d'annoncer sa limite
on contrôle les deux rangs voisins : neuf est bien le premier qui convient
aucun seuil ne reste au-dessus de tous les termes : la suite n'est pas majorée
10000=100
Donc :
un≥100 pour tout n≥10000
Attention, croissante seule ne suffit pas : un=n+1n est croissante, mais majorée par 1, et elle converge vers 1.
On démontre d'abord que la suite converge
Puis : on résout.
la limite, quand elle existe, est un nombre que la fonction laisse inchangé
ℓ=2ℓ⟺ℓ=0alors quen→+∞lim2n=+∞
une solution de l'équation n'est pas forcément une limite : il faut d'abord la convergence
C'est la limite probable.
le point fixe sert de borne pour l'encadrement et de limite probable
2
L'hérédité tient en une ligne : on applique f,croissante, à tout l'encadrement a≤uk≤uk+1≤b
Ce qui donne :
f(a)≤uk+1≤uk+2≤f(b)
Puis : on vérifie que f(a)≥a et f(b)≤b.
3
La suite est donc croissante et majorée par b : elle converge vers un réel ℓ.
4
Si f est continue, ℓ vérifie f(ℓ)=ℓ : on résout et l'on garde la solution comprise entre a et b.
f(0)=2≥0 et f(2)=2
Puis :
ℓ=ℓ+2 donne ℓ=2
Si u1<u0, la même récurrence s'écrit avec un+1≤un : la suite décroît et elle est minorée.
une fonction croissante conserve l'ordre de tout l'encadrement d'un seul coup
ℓ=ℓ+2⟺ℓ=2
la valeur négative trouvée en élevant au carré ne vérifie pas l'équation de départ
on reconstruit pas à pas l'expression qui est sous la racine
ℓ=21−3=−1ouℓ=21+3=2
les deux racines du trinôme, dont une seule est positive
fonction croissante et pourtant suite décroissante