Au cours d'une réaction, la concentration en produit passe de à entre et . Calculer la vitesse volumique moyenne d'apparition de .
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Formule : pour un produit, la vitesse volumique moyenne d'apparition est
Application numérique : .
La concentration du produit augmente, la vitesse d'apparition est bien positive.
Une réaction est d'ordre 1 par rapport à , avec et .
1) Calculer à .
2) Déterminer le temps de demi-réaction . Dépend-il de ?
1) Pour un ordre 1, la concentration suit une décroissance exponentielle :
Application numérique : , soit .
2) Pour un ordre 1 : .
Ce temps ne dépend pas de : c'est une propriété caractéristique des réactions d'ordre 1.
La courbe ci-dessous donne l'avancement (en mmol) en fonction du temps. La réaction est totale.
1) Déterminer l'avancement final . 2) En déduire , puis lire le temps de demi-réaction .
1) La réaction étant totale, : c'est la valeur du palier (asymptote horizontale de la courbe). On lit .
2) . Par définition, : on repère le point de la courbe d'ordonnée et on lit son abscisse : .
À cet instant, la moitié du réactif limitant a été consommée.
Pour une réaction de réactif , on trace en fonction du temps : les points sont alignés et la droite a pour pente .
1) Que peut-on conclure sur l'ordre de la réaction ? 2) En déduire la constante de vitesse .
1) Pour un ordre 1, on a : c'est une fonction affine du temps. Comme les points sont alignés, la réaction est bien d'ordre 1 par rapport à .
2) La pente de la droite vaut , donc , soit .
(Remarque : l'ordonnée à l'origine de la droite donnerait .)
Pour chaque transformation, proposer une méthode de suivi adaptée et la justifier :
1) , avec dégagement de dioxygène gazeux.
2) Décoloration du diiode (espèce colorée) en solution.
3) Une hydrolyse qui libère des ions et en solution.
1) La réaction dégage un gaz : suivi par mesure de pression dans une enceinte fermée ; la loi des gaz parfaits relie à la quantité de dioxygène formé.
2) Le diiode est la seule espèce colorée : suivi par spectrophotométrie ; la loi de Beer-Lambert donne à chaque instant.
3) Des ions apparaissent : suivi par conductimétrie (la conductivité augmente). Comme des ions sont produits, un suivi par pH-métrie est aussi possible (le pH diminue).
Ces trois méthodes sont physiques, donc non destructives : le suivi est continu et fournit beaucoup de points de mesure.
On étudie dans trois conditions :
| Réaction | Température | |
|---|---|---|
| 1 | ||
| 2 | ||
| 3 |
1) Réactions 1 et 2 : même mais . La température est un facteur cinétique (l'augmenter accélère), donc 2 est plus rapide que 1.
Réactions 1 et 3 : même température mais plus grande en 3. La concentration des réactifs est un facteur cinétique, donc 3 est plus rapide que 1.
2) Non : de 2 à 3, les deux facteurs varient en sens contraires (la température favorise 2, la concentration favorise 3). On ne peut pas conclure sans mesure.
3) Plus est court, plus la réaction est rapide. Comme , la réaction 2 est plus rapide que 3.
Classer chaque transformation comme lente ou rapide, en justifiant :
1) La précipitation du chlorure d'argent dès le mélange de solutions contenant et .
2) La formation de rouille sur une grille en fer laissée à l'extérieur.
3) La décoloration d'une solution de permanganate de potassium par l'acide oxalique, observable à l'œil pendant plusieurs minutes.
4) Pour lesquelles de ces transformations peut-on suivre l'évolution des quantités de matière au cours du temps ?
1) Rapide : le précipité blanc apparaît dès le mélange, la transformation est quasi-instantanée.
2) Lente : la rouille se forme sur des jours, voire des semaines.
3) Lente : l'évolution de la couleur est observable à l'œil nu pendant plusieurs minutes.
4) On ne peut suivre l'évolution des quantités de matière que pour les transformations lentes, donc pour les transformations 2 et 3 (la 1 est terminée avant toute mesure).
L'eau oxygénée se décompose selon , transformation très lente à température ambiante. On peut l'accélérer en ajoutant quelques gouttes d'une solution aqueuse de chlorure de fer(III) (ions ) ou en plongeant un fil de platine dans la solution.
1) Justifier que les ions et le platine sont des catalyseurs de cette réaction.
2) Préciser, en justifiant, le type de catalyse (homogène ou hétérogène) dans chaque cas.
1) Un catalyseur augmente la vitesse d'une réaction sans figurer dans l'équation de bilan : il n'est ni réactif ni produit, et on le retrouve intact en fin de transformation. C'est le cas des ions et du platine : ils accélèrent la décomposition mais n'apparaissent pas dans .
2) Les ions sont dissous en solution aqueuse, comme le réactif : catalyseur et réactifs dans le même état physique, donc catalyse homogène.
Le platine est un solide plongé dans une solution aqueuse : états physiques différents, donc catalyse hétérogène.
Au cours d'une réaction, la concentration du réactif passe de à entre et .
1) Calculer la vitesse volumique moyenne de disparition de .
2) Pourquoi met-on un signe dans la définition ?
1) Formule : pour un réactif, la vitesse volumique moyenne de disparition est
Application numérique : .
2) La concentration d'un réactif diminue au cours du temps, donc . Le signe sert à rendre la vitesse de disparition positive.
On suit la disparition du diiode (espèce colorée) au cours d'une réaction lente, par spectrophotométrie à . Données : et .
1) À , on mesure une absorbance . Calculer à cet instant.
2) Un autre protocole consiste à faire des prélèvements réguliers puis à titrer le diiode. Pourquoi faut-il réaliser une trempe sur chaque prélèvement ?
3) Citer un avantage du suivi spectrophotométrique par rapport au suivi par titrage.
1) Loi de Beer-Lambert : , donc
2) La trempe (dilution du prélèvement dans un grand volume d'eau glacée) bloque la réaction dans le prélèvement : on abaisse brutalement la température et les concentrations, deux facteurs cinétiques. La composition ne change alors plus pendant la durée du titrage : la mesure correspond bien à l'instant du prélèvement.
3) La spectrophotométrie est une méthode physique, non destructive : pas de prélèvement, mesure quasi continue, donc plus rapide et beaucoup plus de points de mesure.