Rappel de la règle : . Chacun des deux termes de la première parenthèse multiplie chacun des deux termes de la seconde, ce qui donne quatre produits.
1. Développe puis réduis les quatre expressions suivantes. Écris la ligne des quatre produits avant de réduire.
2. Vérifie ton développement de pour : calcule la valeur de l'expression de départ, puis celle de l'expression réduite.
3. Léa écrit . Explique en une phrase ce qu'elle a oublié, puis donne le développement correct.
4. Développe aussi le produit . Compare son résultat avec celui de : que deviennent, dans chacun des deux cas, les deux produits du milieu ?
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1. Dans chaque cas, on écrit d'abord les quatre produits, chacun avec son signe, puis on réduit.
Expression .
Les deux termes en se regroupent : .
.
Expression .
Le second terme de la première parenthèse est : c'est lui, avec son signe, qui multiplie.
.
Expression .
.
Attention au dernier produit : , car deux facteurs négatifs donnent un produit positif.
Expression .
Les deux termes du milieu sont opposés : .
.
2. Vérification de pour .
Expression de départ : .
Expression réduite : .
Les deux calculs donnent . Une vérification ne démontre pas le développement, mais un essai qui ne colle pas signale à coup sûr une erreur.
3. Léa n'a écrit que deux produits sur quatre : celui des deux premiers termes, , et celui des deux derniers, . Elle a oublié les deux produits croisés et .
Contrôle pour : l'expression de départ vaut , et , alors que la réponse de Léa donnerait .
4. Développons .
Comparaison des deux situations.
Dans , les deux produits du milieu sont opposés ( et ) : ils se suppriment, et il ne reste que , c'est-à-dire une différence de deux carrés.
Dans , les deux produits du milieu sont égaux ( et ) : ils s'ajoutent et donnent le double .
Les réponses sont donc , , , , et .
1. Question de cours. Recopie et complète les trois identités remarquables, valables pour deux nombres et quelconques.
2. Développe et réduis les quatre expressions suivantes. Pour chacune, précise l'identité utilisée et ce que valent et .
3. Les identités servent aussi à calculer de tête. Calcule , puis , en écrivant à chaque fois l'identité utilisée.
4. Tom écrit . Trouve un nombre qui prouve que son égalité est fausse, puis écris le développement correct et nomme le terme qu'il a oublié.
1. Les trois identités du cours.
Chacune se retrouve par une double distributivité. Par exemple , et les deux produits croisés, égaux, donnent . La figure du corrigé en donne la lecture par les aires : le carré de côté se découpe en un carré d'aire , deux rectangles d'aire chacun et un carré d'aire .
2. Les quatre développements.
: première identité, avec et .
: deuxième identité, avec et .
Attention à : le carré porte sur le facteur comme sur la lettre, donc , et non .
: troisième identité, avec et .
: deuxième identité, avec cette fois et , car c'est qui est écrit en premier.
3. Calcul de . On écrit et on utilise la première identité, avec et .
Calcul de . On écrit et , ce qui donne la troisième identité, avec et .
4. Essayons .
D'un côté : . De l'autre : .
Comme , l'égalité de Tom est fausse : un seul contre-exemple suffit à le prouver.
Le développement correct est
Tom a oublié le double produit . Le carré d'une somme n'est jamais la somme des carrés.
Factoriser, c'est transformer une somme ou une différence en produit. Deux outils sont possibles : mettre en évidence un facteur commun, qui peut être une parenthèse entière, ou reconnaître une identité remarquable lue de droite à gauche.
1. Pour chacune des quatre expressions, indique l'outil à utiliser : facteur commun (lequel ?) ou identité remarquable (laquelle ?). Ne calcule pas encore.
2. Factorise les quatre expressions. Pour et , écris le crochet avant de le réduire.
3. Vérifie ta factorisation de en développant le produit obtenu.
4. Développe et réduis , puis calcule la valeur de pour de deux façons : avec la forme factorisée, puis avec la forme développée.
1. Le repérage, avant tout calcul.
: les deux termes sont des produits, et tous les deux contiennent la parenthèse . Le facteur commun est .
: c'est une différence de deux carrés, car et . C'est la troisième identité, lue à l'envers.
: le premier terme est , donc les deux termes contiennent . Le facteur commun est .
: c'est encore une différence de deux carrés, celui de la parenthèse et celui de , puisque . C'est la troisième identité.
2. Les quatre factorisations.
Expression . On met en facteur et on garde le reste dans un crochet.
On réduit le crochet, en changeant les deux signes de la parenthèse retranchée.
, que l'on écrit .
Expression . On écrit les deux carrés.
Avec et : .
.
Expression . Le facteur commun est .
On réduit le crochet : .
.
Expression . On écrit les deux carrés, celui de la parenthèse et celui de .
Avec et : .
On réduit chaque crochet : et .
.
3. Vérification de par développement.
On retrouve l'expression de départ : la factorisation est juste. On pourrait encore mettre en facteur dans chaque parenthèse et écrire , mais la forme attendue ici est celle que donne directement l'identité.
4. Développement de .
La seconde parenthèse est retranchée : ses trois signes changent.
Contrôle : la forme factorisée redonne bien cette expression, puisque .
Valeur pour .
Avec la forme factorisée : .
Avec la forme développée : .
Les deux chemins donnent : les deux écritures sont bien celles d'une même expression.
On considère les trois expressions suivantes, définies pour tout nombre :
La règle du cours : un produit de facteurs est nul si et seulement si un des facteurs est nul.
1. Résous . Écris les deux équations du premier degré, résous-les l'une après l'autre, puis conclus par une phrase.
2. Vérifie tes deux solutions en calculant et .
3. Factorise , puis détermine les antécédents de par .
4. Factorise , puis résous .
5. Développe . Explique alors, en une ou deux phrases, pourquoi développer est ici le mauvais chemin pour résoudre .
1. L'expression est déjà un produit de deux facteurs : et .
Un produit de facteurs est nul si et seulement si un des facteurs est nul, donc ou . On résout ces deux équations du premier degré séparément.
Premier facteur : , donc en ajoutant aux deux membres, donc .
Second facteur : , donc en enlevant aux deux membres.
Il y a donc deux solutions : et .
2. Vérification.
Dans chaque cas, un des deux facteurs vaut , donc le produit vaut : les deux solutions sont confirmées.
3. On reconnaît une différence de deux carrés : et .
On résout .
donne ou .
Premier facteur : , donc , donc , car est le nombre qui, multiplié par , donne .
Second facteur : , donc , donc .
Les antécédents de par sont donc et . Chercher les antécédents de par ou résoudre , c'est exactement la même chose : ce sont deux façons de poser la même question.
4. Dans , les deux termes contiennent la parenthèse , puisque .
On réduit le crochet : .
On résout : ou .
Premier facteur : , donc .
Second facteur : , donc , donc .
Il y a donc deux solutions : et .
Vérification pour : .
5. En développant, .
L'équation n'est plus du premier degré : aucune des techniques connues ne s'applique à elle, puisqu'on ne peut pas isoler . Seule la forme factorisée permet d'utiliser la règle du produit nul. C'est pourquoi, devant une équation de ce type, on cherche toujours à factoriser, et jamais à développer.
Voici un programme de calcul.
Choisir un nombre
Multiplier le tout par
Ajouter
Multiplier le tout par le nombre de départ
Ajouter
1. Applique ce programme au nombre , puis au nombre , puis au nombre . Écris le détail de chaque étape.
2. Que remarques-tu sur les trois résultats obtenus ? Formule une conjecture.
3. On appelle le nombre choisi au départ. Traduis chaque étape par une expression littérale, puis développe et réduis la dernière.
4. Reconnais une identité remarquable dans l'expression obtenue et écris-la sous la forme d'un carré. Ta conjecture est-elle démontrée ?
5. Marion a écrit dans Scratch le script ci-dessous, qui applique le même programme au nombre . Sans dérouler les blocs un à un, prévois ce que le lutin dira, et explique comment la forme factorisée permet de le trouver.
6. Ce programme peut-il donner ? Écris l'équation correspondante et résous-la. Peut-il donner un résultat négatif ? Justifie ta réponse.
1. Les trois essais, étape par étape.
Avec : , puis , puis , puis .
Avec : , puis , puis , puis .
Avec : , puis , puis , puis .
2. Les trois résultats sont , et . Or , et : ce sont tous les trois des carrés d'entiers.
Conjecture : en partant d'un nombre entier, ce programme donne toujours le carré d'un entier.
3. On appelle le nombre choisi.
Étape 1, choisir un nombre : .
Étape 2, multiplier le tout par : .
Étape 3, ajouter : .
Étape 4, multiplier le tout par le nombre de départ : . La parenthèse est indispensable, car c'est la somme entière qui est multipliée.
Étape 5, ajouter : .
L'expression du programme est donc .
4. On cherche à reconnaître .
Le premier terme est un carré : , donc .
Le dernier terme est un carré : , donc .
On vérifie le double produit : , qui est bien le terme du milieu.
La conjecture est démontrée : quel que soit le nombre choisi, le résultat est le carré de . Et si est un entier, alors est un entier, donc le résultat est le carré d'un entier. On retrouve d'ailleurs les essais de la question 1 : pour , et le résultat est ; pour , et le résultat est ; pour , et le résultat est .
5. Le script part de , donc .
Le résultat est donc : le lutin dira 529.
Une fois la forme factorisée obtenue, on répond par un seul calcul, sans repasser par les quatre étapes. On peut le contrôler en déroulant le script : , puis , puis , puis .
6. Le programme donne lorsque , c'est-à-dire
Or : c'est un produit de deux facteurs, nul si et seulement si un des facteurs est nul. Ici, les deux facteurs sont identiques, donc les deux équations à résoudre sont la même.
, donc , donc , c'est-à-dire .
Il y a donc une seule solution : . Vérification en déroulant le programme : , puis , puis , puis .
Le programme ne peut pas donner de résultat négatif : son résultat s'écrit , et un carré est toujours positif ou nul. Le résultat est donc toujours supérieur ou égal à , et il ne vaut que pour .
Le jardin de Marc est un carré de côté mètres, où est un nombre supérieur à .
Marc décide de le modifier : il allonge un côté de mètres, puis il raccourcit de mètres le côté perpendiculaire. Son jardin devient donc un rectangle de longueur mètres et de largeur mètres.
Marc affirme : « Mon jardin a toujours la même aire, puisque ce que j'ajoute d'un côté, je l'enlève de l'autre. »
1. Exprime en fonction de l'aire du jardin carré, puis l'aire du nouveau jardin sous la forme d'un produit. Développe ensuite ce produit à l'aide d'une identité remarquable.
2. Marc a-t-il raison ? Rédige une réponse qui compare les deux aires et qui précise, s'il y a lieu, de combien l'aire a changé.
3. Calcule les deux aires pour , puis pour . Tes résultats confirment-ils la réponse de la question 2 ?
4. Le voisin de Marc a transformé son jardin de la même façon : il est parti d'un carré de côté mètres, avec supérieur à , et son rectangle a une aire de mètres carrés. Traduis cette phrase par une équation, ramène-la à une équation produit, puis résous-la. Combien mesurait le côté du carré de départ ?
5. On oublie un instant la condition « supérieur à ». Résous l'équation , puis explique pourquoi aucune de ses deux solutions ne convient à la situation de Marc.
1. Le jardin de départ est un carré de côté mètres : son aire vaut , c'est-à-dire mètres carrés.
Le nouveau jardin est un rectangle de longueur et de largeur : son aire s'écrit mètres carrés.
C'est la troisième identité remarquable, avec et .
2. Marc a tort.
L'aire du carré vaut et celle du rectangle vaut : la seconde est plus petite que la première de , et cela quelle que soit la valeur de . En transformant son jardin, Marc perd donc mètres carrés.
On peut retrouver ce nombre sans développer le produit, en suivant les deux transformations. En allongeant un côté de mètres, Marc ajoute une bande de mètres de large sur une longueur de mètres, soit mètres carrés. En raccourcissant ensuite le côté perpendiculaire de mètres, il retire une bande de mètres de large sur toute la longueur du nouveau côté, qui mesure mètres, soit mètres carrés. Il retire donc mètres carrés de plus qu'il n'en a ajouté.
L'erreur de raisonnement de Marc est là : les mètres ajoutés et les mètres retirés ne portent pas sur des longueurs égales.
3. Pour .
Aire du carré : mètres carrés.
Aire du rectangle : mètres carrés. On retrouve .
Pour .
Aire du carré : mètres carrés.
Aire du rectangle : mètres carrés. On retrouve .
Dans les deux cas, l'écart vaut exactement mètres carrés, comme la question 2 l'annonçait : cet écart ne dépend pas de la taille du jardin.
4. L'aire du rectangle du voisin vaut , et cette aire vaut . L'équation est donc
On ne peut pas appliquer ici la règle du produit nul : elle ne vaut que pour un produit égal à , et celui-ci vaut . On développe donc le premier membre avec l'identité : .
On enlève aux deux membres pour se ramener à une expression égale à :
, c'est-à-dire .
On reconnaît une différence de deux carrés, car : on factorise pour obtenir une équation produit.
Un produit de facteurs est nul si et seulement si un des facteurs est nul.
Premier facteur : , donc .
Second facteur : , donc .
L'équation a deux solutions, et . Mais est la longueur du côté d'un carré : c'est un nombre positif, et l'énoncé précise de plus que est supérieur à . La solution est donc à écarter.
Le carré de départ du voisin mesurait mètres de côté. Vérification : mètres carrés.
5. L'expression est déjà un produit.
donne ou , c'est-à-dire ou .
Aucune des deux ne convient à la situation.
La solution est un nombre négatif : un côté de carré ne peut pas mesurer mètres.
La solution donnerait une largeur : le rectangle serait aplati, il n'y aurait plus de jardin du tout. C'est d'ailleurs pourquoi l'énoncé impose supérieur à .
Une équation peut donc avoir des solutions parfaitement correctes du point de vue du calcul, mais impossibles dans la situation concrète : il faut toujours revenir à l'énoncé avant de conclure.