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Coup de craie
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Physique-ChimieTerminaleFiche de révision
Cinétique chimique et suivi temporel
Définition
La vitesse de réaction : l'idée
La vitesse de réaction dit à quel rythme les quantités de matière (ou les concentrations) des réactifs et des produits changent au cours du temps. Une transformation rapide va si vite qu'on n'observe que l'état final ; une transformation lente laisse le temps de mesurer des concentrations à plusieurs dates. Cette vitesse n'est pas constante : en général grande au début, elle diminue jusqu'à devenir nulle à la fin. Sa définition précise, avec son unité, vient plus loin dans la fiche (vitesse volumique).
Définition
Transformations lente/rapide et facteurs cinétiques
Transformation rapide : quasi-instantanée. Transformation lente : on peut suivre l'évolution des quantités de matière au cours du temps. Un facteur cinétique modifie la vitesse de réaction : la température (l'augmenter accélère), la concentration des réactifs (l'augmenter accélère), la surface de contact d'un réactif solide (le broyer ou le diviser accélère) et l'ajout d'un catalyseur.
Propriété
Pourquoi les facteurs cinétiques agissent : les chocs
Une transformation se produit lorsque les entités des réactifs se rencontrent par des chocs efficaces, c'est-à-dire assez énergétiques et correctement orientés. Augmenter la concentration rapproche les entités : les chocs deviennent plus fréquents. Augmenter la température accélère l'agitation thermique : les chocs sont à la fois plus fréquents et plus énergétiques, donc plus souvent efficaces. Au cours du temps les réactifs se consomment et leur concentration baisse : la réaction ralentit d'elle-même, jusqu'à s'arrêter, pour une transformation totale, quand le réactif limitant est épuisé.
Définition
Catalyse
Un catalyseur augmente la vitesse d'une réaction sans figurer dans l'équation de bilan (ni réactif ni produit). Catalyse homogène : catalyseur et réactifs dans le même état physique ; catalyse hétérogène : états physiques différents.
2HX2OX22HX2O+OX2
Vocabulaire
Enzyme, substrat, site actif
Une enzyme est un catalyseur biologique, le plus souvent une protéine produite par la cellule : on parle de catalyse enzymatique. L'espèce qu'elle transforme est son substrat ; celui-ci se fixe sur une zone précise de l'enzyme, le site actif, dont la forme n'accueille qu'un substrat donné : la catalyse enzymatique est très sélective et très efficace. Elle n'opère que dans un domaine étroit de température et de pH : au-delà, l'enzyme est dénaturée et perd son activité. La catalase, présente dans le sang ou la pomme de terre, décompose ainsi l'eau oxygénée bien plus vite que les ions FeX3+.
Vocabulaire
Lire la notation d[P]/dt
La notation dtd[P] se lit « d P sur d t » : c'est la dérivée par rapport au temps de la fonction qui, à la date t, associe la concentration [P]. C'est exactement le f′(t) vu en 1re, écrit autrement : la lettre du bas indique la variable. Sa valeur à une date t1 est donc le coefficient directeur de la tangente à la courbe [P](t) au point d'abscisse t1. Le symbole Δ désigne une variation sur une durée finie (Δt=t2−t1), le d une variation sur une durée infiniment courte.
Formulaire
Vitesse volumique d'apparition et de disparition
La vitesse volumique mesure la variation de concentration au cours du temps (une dérivée). Pour un produit : vitesse d'apparition positive ; pour un réactif : signe − pour la rendre positive. Unité : mol⋅L−1⋅s−1.
vP(t)=dtd[P]
Exemple
Calculer une vitesse moyenne
Un produit P a pour concentration 2,0×10−3mol⋅L−1 à t1=60s et 5,0×10−3mol⋅L−1 à t2=180s. Vitesse moyenne d'apparition : vP=180−605,0×10−3−2,0×10−3=1203,0×10−3=2,5×10−5mol⋅L−1⋅s−1. Graphiquement, c'est le coefficient directeur de la corde qui joint les deux points de la courbe. La vitesse à un instant est, elle, le coefficient directeur de la tangente en un seul point : c'est ce que calcule la carte suivante.
Méthode
Lire une vitesse volumique sur une courbe
On dispose de la courbe [A]=f(t) et on cherche la vitesse volumique de disparition de A à une date t1. 1. On trace la tangente à la courbe au point d'abscisse t1. 2. On relève les coordonnées de deux points éloignés de cette tangente, pour limiter l'imprécision de lecture. 3. On calcule son coefficient directeur : pour t1=0, avec les points (0s;2,0×10−2mol⋅L−1) et (100s;4,0×10−3mol⋅L−1), il vaut −1,6×10−4mol⋅L−1⋅s−1. 4. Pour un réactif, la vitesse est l'opposé de ce coefficient directeur, donc une valeur positive. Sur la copie : « la tangente à l'origine a pour coefficient directeur −1,6×10−4mol⋅L−1⋅s−1, donc vA(0)=1,6×10−4mol⋅L−1⋅s−1. »
Exemple
Le calcul de la tangente, posé
Dans la carte précédente, le coefficient directeur vaut 100−04,0×10−3−2,0×10−2. On écrit d'abord les deux concentrations en écriture décimale : 0,0040−0,020=−0,016=−1,6×10−2mol⋅L−1, négatif car A disparaît. On divise ensuite par 100=102 : 102−1,6×10−2=−1,6×10−4mol⋅L−1⋅s−1. Piège : on ne soustrait jamais directement les nombres écrits devant des puissances de 10 différentes (4,0−2,0 serait faux).
Formulaire
Relier les vitesses par la stœchiométrie
Dans une même transformation, les espèces n'évoluent pas toutes à la même vitesse : chaque vitesse volumique est proportionnelle au coefficient stœchiométrique de son espèce. À volume constant, pour une équation aA+bB⟶cC+dD, la vitesse d'une espèce divisée par son coefficient donne la même valeur pour toutes. Pour 2HX2OX22HX2O+OX2, le dioxygène apparaît deux fois moins vite que l'eau oxygénée ne disparaît.
Loi
Conductivité d'une solution
La conductivitéσ (sigma) mesure l'aptitude d'une solution à conduire le courant, porté par les ions qu'elle contient ; elle se mesure au conductimètre et s'exprime en siemens par mètre (S⋅m−1). Pour une solution diluée, la loi de Kohlrausch l'écrit comme une somme de contributions, chacune proportionnelle à la concentration d'un ion. Unités : la conductivité molaire ionique λ s'exprime en S⋅m2⋅mol−1 et la concentration en mol⋅m−3, avec 1mol⋅L−1=103mol⋅m−3 (un mètre cube contient mille litres). Si la réaction crée des ions, σ augmente ; si elle en consomme, σ diminue : suivre σ au cours du temps renseigne donc sur l'avancement.
Formulaire
L'équation d'état du gaz parfait
Pour un gaz assimilé à un gaz parfait, PV=nRT relie pression, volume, quantité de matière et température ; elle prolonge la loi de Mariotte de 1re (à n et T fixés, PV reste constant). R=8,314J⋅mol−1⋅K−1 est la constante des gaz parfaits. Unités imposées : P en pascals, V en mètres cubes (1L=10−3m3), T en kelvins. Exemple : 0,24L de gaz à 25°C sous 1,0×105Pa contiennent n=8,314×2981,0×105×2,4×10−4=9,7×10−3mol.
Méthode
Suivi expérimental d'une transformation
On suit l'évolution d'une concentration au cours du temps. Suivi par une grandeur physique (sans prélèvement) : spectrophotométrie (absorbance A d'une espèce colorée, loi de Beer-Lambert), conductimétrie (conductivité σ si des ions apparaissent/disparaissent), pH-métrie (ions HX3OX+), pression (réaction avec un gaz). Suivi par titrage : prélèvements réguliers avec trempe (dilution et refroidissement) puis dosage. On préfère une méthode physique, non destructive : plus rapide et plus de points.
Méthode
De l'absorbance à l'avancement
On a mesuré l'absorbance d'une espèce colorée X et on veut l'avancement. 1. On mesure l'absorbanceA (sans unité) au spectrophotomètre, à la longueur d'onde où X absorbe le plus. 2. On en tire la concentration [X]=εℓA, avec ε en L⋅mol−1⋅cm−1 et ℓ en cm (ou on la lit sur une droite d'étalonnage). 3. On passe à la quantité de matière n(X)=[X]V, avec V le volume du mélange en litres. 4. Le tableau d'avancement relie n(X) à x : pour un produit de coefficient 1 absent au départ, x=n(X). Exemple : A=0,45, ε=1,5×103L⋅mol−1⋅cm−1 et ℓ=1,0cm donnent [X]=3,0×10−4mol⋅L−1, puis x=1,5×10−5mol pour V=50mL.
Définition
La trempe : arrêter la réaction pour la doser
Un suivi par titrage impose de prélever puis de doser : pendant le dosage, la réaction continuerait dans le prélèvement et fausserait la mesure. La trempe la bloque en jouant sur les facteurs cinétiques en sens inverse : refroidissement brutal dans un bain de glace et dilution dans un grand volume d'eau froide. La date attribuée au point de mesure est celle de la trempe, jamais celle du dosage. La dilution ne gêne pas le calcul : elle abaisse la concentration du prélèvement, pas la quantité de matière qu'il contient.
n=cV
la trempe dilue le prélèvement : sa concentration baisse, mais la quantité de matière dosée reste celle qui avait été prélevée
Définition
Temps de demi-réaction
Le temps de demi-réactiont1/2 est la durée au bout de laquelle l'avancement atteint la moitié de sa valeur finale (pour une réaction totale, xf=xmax). À cet instant, la moitié du réactif limitant a été consommée ; graphiquement, abscisse du point valant la moitié du palier.
Méthode
Lire le temps de demi-réaction sur une courbe
On dispose d'une courbe de concentration en fonction du temps et on cherche t1/2. 1. On repère la valeur finale : le palier pour un produit ; 0 pour le réactif limitant d'une réaction totale. 2. On calcule la valeur à mi-chemin : 2[P]f pour un produit absent au départ, 2[A]0 pour ce réactif limitant. 3. On place cette valeur sur l'axe des ordonnées, on rejoint la courbe horizontalement, puis on lit l'abscisse du point : c'est t1/2. Cette lecture revient bien à x=2xf, car, à volume constant, chaque concentration est une fonction affine de l'avancement. Exemple : palier à 8,0×10−3mol⋅L−1, on cherche la date où [P]=4,0×10−3mol⋅L−1.
Piège
Ce qu'un catalyseur ne change pas
Un catalyseur accélère la transformation : il raccourcit la durée de réaction et diminue le temps de demi-réaction. En revanche il ne déplace pas l'état final : les quantités de matière obtenues à la fin sont exactement les mêmes, atteintes seulement plus tôt. Sur un graphique, la courbe catalysée monte plus vite mais rejoint le même palier que la courbe sans catalyseur. Il n'est pas non plus consommé : une petite quantité suffit, et on le retrouve intact à la fin.
Formulaire
Le logarithme népérien, mode d'emploi
On admet qu'il existe une fonction, le logarithme népérien noté ln (touche ln de la calculatrice), qui défait l'exponentielle : ln(ex)=x pour tout réel x, et elny=y pour tout y>0. Elle n'est définie que pour des nombres strictement positifs. Elle transforme les produits en sommes : ln(ab)=lna+lnb et ln(ba)=lna−lnb, donc ln(a1)=−lna. Valeurs utiles : ln1=0, ln2≈0,693, ln10≈2,30. Pour isoler t dans e−kt=c, on prend le ln des deux membres : −kt=lnc.
Définition
Équation différentielle : de quoi parle-t-on ?
Une équation différentielle est une équation dont l'inconnue est une fonction et qui relie cette fonction à sa dérivée. En cinétique, l'inconnue est la fonction t↦[A](t) et l'équation traduit la loi de vitesse, par exemple dtd[A]=−k[A] pour l'ordre 1 (carte suivante). On admet que la seule solution qui vaut [A]0 à t=0 est [A](t)=[A]0e−kt. On le vérifie avec la dérivée vue en 1re (e−kt a pour dérivée −ke−kt) : dtd[A]=−k[A]0e−kt=−k[A].
Loi
Loi de vitesse d'ordre 1
Une réaction est d'ordre 1 par rapport à A si sa vitesse est proportionnelle à [A]. k est la constante de vitesse (en s−1). Le temps de demi-réaction ne dépend pas de [A]0.
Exemple
D'où vient t1/2 = ln 2 / k
À la date t1/2, il reste la moitié du réactif : [A]0e−kt1/2=2[A]0. On divise par [A]0 : e−kt1/2=21 ; la concentration initiale a disparu du calcul, d'où un t1/2 indépendant de [A]0. On prend le ln des deux membres : −kt1/2=ln(21)=−ln2. On divise par −k : t1/2=kln2, avec ln2≈0,693.
Méthode
Exploiter le temps de demi-réaction
À l'ordre 1, t1/2 suffit pour obtenir k, puis pour prévoir n'importe quelle durée. Exemple : un suivi donne t1/2=25min. 1. Constante de vitesse : k=t1/2ln2=250,693=2,77×10−2min−1. 2. Loi horaire : [A](t)=[A]0e−kt. 3. Il reste 10% du réactif quand e−kt=0,10, soit t=kln10. 4. Application : t=2,77×10−22,30=83min. Sur la copie : « il reste 10% de A au bout de 83 min, soit environ 3,3t1/2. »
Exemple
Isoler t dans une exponentielle, pas à pas
Étapes 3 et 4 de la carte précédente : e−kt=0,10 donne, en prenant le ln, −kt=ln(0,10)=−ln10, d'où t=kln10 ; 2,30 est la valeur de ln10 et 0,693 celle de ln2, lues à la calculatrice. Cas général : [A]0[A]=e−kt donne −kt=ln([A]0[A]), soit t=k1ln([A][A]0) : on a divisé par −k et retourné la fraction, car ln(a1)=−lna absorbe le signe moins. Exemple : avec k=2,77×10−2min−1, passer de 5,0×10−2 à 1,0×10−2mol⋅L−1 demande t=2,77×10−2ln5,0=2,77×10−21,61=58min.
Piège
L'unité de la constante de vitesse
À l'ordre 1, la constante de vitesse k s'exprime en s−1 (ou min−1, h−1) : jamais en mol⋅L−1⋅s−1, qui est l'unité d'une vitesse volumique, pas celle d'une constante. Le produit kt placé dans l'exponentielle est sans unité : si k est donnée en min−1, alors t doit être exprimé en minutes, et t1/2 ressort en minutes. Autre confusion fréquente : un t1/2indépendant de la concentration initiale est une propriété de l'ordre 1, pas une règle valable pour toute réaction.
Méthode
Identification graphique d'une réaction d'ordre 1
Si la courbe ln([A]) en fonction de t est une droite, la réaction est d'ordre 1. La pente vaut −k et l'ordonnée à l'origineln([A]0).
Méthode
Vérifier l'ordre 1 avec un tableur
La droite vient de la loi horaire : ln([A])=ln([A]0)+ln(e−kt)=ln([A]0)−kt, de la forme y=ax+b avec y=ln([A]), x=t et a=−k. 1. Dans un tableur, on ajoute une colonne ln([A]), calculée sur la valeur de [A] en mol⋅L−1. 2. On trace ln([A]) en fonction de t : si les points sont alignés, la réaction est d'ordre 1. 3. On modélise par une droite : k est l'opposé de sa pente. Exemple : [A]=0,100mol⋅L−1 à t=0 et 0,0368mol⋅L−1 à t=50s donnent ln([A])=−2,303 puis −3,302 ; pente 50−3,302+2,303=−2,00×10−2s−1, donc k=2,00×10−2s−1.
Propriété
D'où vient la formule d'Euler
Sur un pas de temps Δt court, on remplace la dérivée par un taux de variation : dtd[A]≈Δt[A](t+Δt)−[A](t). La loi d'ordre 1 dtd[A]=−k[A] devient Δt[A](t+Δt)−[A](t)=−k[A](t). On multiplie par Δt, puis on ajoute [A](t) aux deux membres : [A](t+Δt)=[A](t)−k[A](t)Δt. C'est la formule appliquée pas à pas dans la carte suivante, où « intégrer » l'équation veut simplement dire trouver la fonction solution, ici valeur après valeur.
Méthode
Résoudre par la méthode d'Euler
Quand la solution de l'équation différentielle n'est pas connue, on l'intègre pas à pas : sur une durée courte Δt, la courbe est assimilée à sa tangente. Exemple d'ordre 1 avec k=2,0×10−2s−1, [A]0=1,00×10−1mol⋅L−1 et un pas Δt=1,0s : 1. Premier pas : [A](1,0)=0,100−2,0×10−2×0,100×1,0=9,80×10−2mol⋅L−1. 2. Deuxième pas, en repartant de la valeur obtenue : [A](2,0)=0,0980−2,0×10−2×0,0980×1,0=9,60×10−2mol⋅L−1. 3. En Python, la boucle répète la seule ligne A = A - k*A*dt en avançant la date de dt à chaque tour. Sur la copie : « à t=2,0 s, la solution exacte vaut 9,61×10−2mol⋅L−1 : l'écart vient du pas choisi, et se réduit quand Δt diminue. »
Et pour vérifier que c'est acquis ?
Au moins 30 QCM corrigés sur ce chapitre, ses exercices d'application et leur correction détaillée t'attendent sur www.coupdecraie.fr.
décomposition de l'eau oxygénée, catalysée par les ions FeX3+
dtd[P]
se lit d P sur d t : dérivée de la concentration du produit par rapport au temps, le f prime de 1re
vitesse d'apparition d'un produit P (positive)
vR(t)=−dtd[R]
vitesse de disparition d'un réactif R
vP=t2−t1[P](t2)−[P](t1)
vitesse moyenne d'apparition entre t1 et t2
vA(t1)=−ΔtΔ[A]
vitesse de disparition d'un réactif à une date donnée : l'opposé du coefficient directeur de la tangente, calculé entre deux points éloignés
avA=bvB=cvC=dvD
à volume constant, la vitesse volumique de chaque espèce divisée par son coefficient stœchiométrique donne toujours la même valeur
v(OX2)=21v(HX2OX2)
σ=i∑λi[Xi]
conductivité : somme, sur tous les ions, de la conductivité molaire ionique de l'ion multipliée par sa concentration en mol par mètre cube
T=θ+273,15
température en kelvins à partir de la température en degrés Celsius
A=εℓ[X]
loi de Beer-Lambert : A absorbance, ε coefficient, ℓ épaisseur, [X] concentration
PV=nRT
gaz parfaits : P (Pa), V (m³), n (mol), T (K)
x(t1/2)=2xf
avancement à la demi-réaction
ln(ex)=x
le logarithme népérien défait l'exponentielle
ln(ab)=lna+lnb
le logarithme d'un produit est la somme des logarithmes
vA(t)=−dtd[A]=k[A]
loi d'ordre 1 ; k constante de vitesse en s−1
dtd[A]+k[A]=0
équation différentielle associée
[A](t)=[A]0e−kt
solution : décroissance exponentielle
t1/2=kln2
temps de demi-réaction (indépendant de [A]0)
k=t1/2ln2
à l'ordre 1 seulement, la constante de vitesse se déduit du temps de demi-réaction lu sur la courbe
t=k1ln([A][A]0)
durée nécessaire pour passer de la concentration initiale à une concentration voulue, pour une réaction d'ordre 1
k×t1/2=ln2≈0,69
ce produit est sans unité : il impose que la constante de vitesse et le temps soient exprimés avec la même unité de temps
ln([A](t))=ln([A]0)−kt
droite de pente −k
[A](t+Δt)=[A](t)−k[A](t)Δt
méthode d'Euler pour une réaction d'ordre 1 : on avance d'un pas de temps en suivant la tangente, avec un pas petit devant le temps de demi-réaction
cas de la décomposition de l'eau oxygénée : deux molécules d'eau oxygénée disparaissent pendant qu'une molécule de dioxygène apparaît