1) Si
f est bijective, sa réciproque vérifie
f∘f−1=f−1∘f=idN, donc
f est symétrisable. Réciproquement, supposons
g∘f=f∘g=idN. L'application
g∘f est injective, ce qui impose que
f soit injective ; l'application
f∘g est surjective, ce qui impose que
f soit surjective (résultats sur l'injectivité et la surjectivité d'une composée). Donc
f est bijective, et son symétrique est
f−1.
2) Pour tout
n∈N, on a
n+1≥1, donc
(gk∘s)(n)=gk(n+1)=n :
gk∘s=idN. En revanche,
(s∘gk)(0)=s(k)=k+1=0, donc
s∘gk=idN. L'application
s n'est pas surjective, car
0 n'a pas d'antécédent, donc elle n'est pas bijective et, d'après 1), elle n'est pas symétrisable.
3) Les
gk sont deux à deux distinctes, puisqu'elles diffèrent en
0 :
s admet une infinité d'inverses à gauche. Le théorème d'unicité porte sur un élément symétrisable d'une loi associative avec neutre ; sa preuve compare un inverse à gauche
y et un inverse à droite
y′ par
y=y∘(s∘y′)=(y∘s)∘y′=y′. Or
s n'a aucun inverse à droite, car
s∘h=idN rendrait
s surjective. L'argument ne s'applique donc pas, et il n'y a aucune contradiction : un élément non symétrisable peut avoir plusieurs inverses d'un même côté.
4) Si
f et
g sont injectives,
g∘f l'est aussi (injectivité d'une composée) :
I est stable par
∘. En revanche,
s∈A car
s n'est pas surjective, et
g0∈A car
g0(0)=g0(1)=0, donc
g0 n'est pas injective ; pourtant
g0∘s=idN est bijective. Donc
A n'est pas stable.