1)
nZ⊂Z et
0=n×0∈nZ. Pour
nk,nk′∈nZ,
nk−nk′=n(k−k′)∈nZ. Par la caractérisation des sous-groupes en notation additive,
nZ est un sous-groupe de
Z.
2)
Existence. Si
H={0}, on prend
n=0. Sinon,
H contient un
x=0, et aussi
−x par stabilité par opposé ; l'un des deux est strictement positif, donc
H∩N∗ est une partie non vide de
N. Toute partie non vide de
N admet un plus petit élément : on note
n celui de
H∩N∗. Comme
n∈H et que
H est un sous-groupe, la minimalité du sous-groupe engendré donne
⟨n⟩=nZ⊂H. Réciproquement, soit
x∈H. La division euclidienne de
x par l'entier
n≥1 fournit
q∈Z et
r avec
x=qn+r et
0≤r<n. Alors
r=x−qn est dans
H, comme différence de deux éléments de
H. Si l'on avait
r>0,
r serait un élément de
H∩N∗ strictement plus petit que
n, ce qui contredit la définition de
n. Donc
r=0 et
x∈nZ. Ainsi
H=nZ.
Unicité. Supposons
nZ=mZ avec
n,m∈N. Si
n=0, alors
mZ={0}, donc
m=0. Si
n≥1, alors
m≥1, et
n est le plus petit élément de
nZ∩N∗=mZ∩N∗, qui vaut aussi
m. Donc
n=m.
3) D'après 2), un tel sous-groupe s'écrit
nZ avec
n∈N, et il contient
12 et
18 si et seulement si
n divise
12 et
18, ce qui exclut
n=0. Les diviseurs positifs communs à
12 et
18 sont
1,
2,
3 et
6 : les sous-groupes cherchés sont
Z,
2Z,
3Z et
6Z. Le sous-groupe
⟨{12,18}⟩ contient
12 et
18, donc il est l'un de ces quatre ; et c'est le plus petit sous-groupe contenant
12 et
18, donc il est inclus dans
6Z. Or
6Z est le seul des quatre inclus dans
6Z, puisque
1,
2 et
3 n'appartiennent pas à
6Z. Donc
⟨{12,18}⟩=6Z, ce que confirme directement
6=18−12.