1) Soit
u∈A× et
b∈A tel que
ub=0A. En multipliant par
u−1 :
b=u−1(ub)=u−10A=0A. Aucun
b non nul ne vérifie donc
ub=0A (ni
bu=0A, par commutativité) :
u n'est pas un diviseur de zéro.
2) Soit
φ:A→A,
x↦ax. Si
ax=ay, alors
a(x−y)=0A ; comme
a=0A n'est pas un diviseur de zéro,
x−y=0A. Donc
φ est injective. C'est une injection de l'ensemble fini
A dans lui-même, donc une bijection. Il existe ainsi
b∈A tel que
ab=1A, et
ba=1A par commutativité :
a∈A×.
3) Si
A est intègre et fini, il est commutatif, non nul et sans diviseur de zéro. Par 2), tout élément non nul de
A est inversible :
A est un corps.
4) Dans
Z, commutatif et infini, l'élément
2 est non nul. Il n'est pas diviseur de zéro, car
Z est intègre, et il n'est pas inversible, car
2c=1 n'a pas de solution entière (le membre de gauche est pair). La finitude est donc indispensable dans 2).
5) Comme
E=∅, le zéro et l'unité sont distincts : l'anneau est non nul, et son produit est l'intersection. Inversibles :
X∩Y=E impose
X=Y=E, et
E∩E=E ; le seul inversible est
E. Nilpotents :
Xn=X∩⋯∩X=X pour tout
n≥1, donc
Xn=∅ équivaut à
X=∅ ; seul
∅ est nilpotent. Diviseurs de zéro : si
∅=X=E, la partie
Y=E∖X est non vide et
X∩Y=∅, donc
X est un diviseur de zéro ;
E n'en est pas un d'après 1). Les diviseurs de zéro sont donc les parties non vides distinctes de
E, et l'on retrouve la dichotomie de 1) et 2). Enfin, l'anneau est un corps si et seulement si toute partie non vide est égale à
E, c'est-à-dire si et seulement si
E est un singleton ; dans ce cas,
P(E)={∅,E} est un corps à deux éléments.