1)
D1 passe par le point d'affixe
i et est dirigée par
ei⋅0=1. L'écriture d'une réflexion donne
s1(z)=i+(z−i)=i+z+i=z+2i.
Contrôle : pour
z=x+iy,
s1(z)=x+i(2−y) ; les points d'ordonnée
1 sont fixes et les ordonnées
y et
2−y sont symétriques par rapport à
1.
D2 passe par
O et est dirigée par
eiπ/4, donc
s2(z)=e2iπ/4z=iz.
Contrôle :
s2(x+iy)=i(x−iy)=y+ix, l'abscisse et l'ordonnée sont échangées.
2)
s2∘s1(z)=i(z+2i)=i(z−2i)=iz+2.
C'est une similitude directe de coefficient
a=i, avec
∣a∣=1 et
a=1 : c'est une rotation.
Centre :
ω=1−i2=22(1+i)=1+i ; contrôle :
i(1+i)+2=1+i.
Angle :
argi=2π. Donc
s2∘s1 est la rotation de centre
Ω(1+i) et d'angle
2π.
3)
s1∘s2(z)=iz+2i=−iz+2i.
Le coefficient
−i est de module
1 et différent de
1 : rotation de centre
1+i2i=22i(1−i)=1+i et d'angle
arg(−i)=−2π.
Les deux composées ont le même centre mais des angles opposés, donc
s2∘s1=s1∘s2 : par exemple, l'image de
0 est
2 pour la première et
2i pour la seconde.
Interprétation :
Ω(1+i) est le point d'intersection de
D1 et
D2. L'angle
2π de
s2∘s1 est le double de l'angle
4π qui fait passer de la direction de
D1 à celle de
D2 ; de même, l'angle
−2π de
s1∘s2 est le double de l'angle
−4π qui fait passer de la direction de
D2 à celle de
D1.
On retrouve la règle générale : si deux droites distinctes
D1 et
D2 se coupent en
Ω, alors
s2∘s1 est la rotation de centre
Ω dont l'angle est le double de l'angle de
D1 vers
D2, et échanger l'ordre change cet angle en son opposé.
Les deux composées coïncident donc si et seulement si ce double vaut
π modulo
2π, c'est-à-dire si
D1⊥D2 ; ici les droites font un angle de
4π, d'où
s2∘s1=s1∘s2.