1) Soit
a∈/2πZ. Alors
2a∈/πZ, donc
sin2a=0, et
a∈/πZ (car
πZ⊂2πZ), donc
sina=0 : les deux quotients existent. Par duplication,
sin2a=2sinacosa ; ce produit étant non nul, on a aussi
cosa=0, ce qui autorise à multiplier le numérateur et le dénominateur de
sinacosa par
2cosa :
sinacosa=2sinacosa2cos2a=sin2a2cos2a. Ainsi
sinacosa−sin2acos2a=sin2a2cos2a−cos2a=sin2a1, puisque
cos2a=2cos2a−1.
2) Supposons
sin(2kx)=0 pour un
k tel que
0≤k≤n : alors
2kx=mπ avec
m∈Z, et
2nx=2n−kmπ∈πZ, ce qui contredit l'hypothèse. Posons
cj=sin(2jx)cos(2jx) pour
0≤j≤n ; ces nombres existent.
Pour
1≤k≤n, appliquons 1) à
a=2k−1x : l'hypothèse
a∈/2πZ équivaut à
2a=2kx∈/πZ, qui vient d'être établie. Donc
sin(2kx)1=ck−1−ck, et la somme télescope :
Sn=c0−cn=sinxcosx−sin(2nx)cos(2nx).
3) Raisonnons par récurrence sur
n≥1 avec
P(n) : pour tout réel
x,
2nsin2nxk=1∏ncos2kx=sinx.
Initialisation :
2sin2xcos2x=sinx est la formule de duplication appliquée à
2x.
Hérédité : supposons
P(n). Pour tout réel
x, la duplication appliquée à
2n+1x donne
2sin2n+1xcos2n+1x=sin2nx, donc
2n+1sin2n+1xk=1∏n+1cos2kx=2nsin2nxk=1∏ncos2kx=sinx par
P(n).
Cette forme multiplicative ne divise par rien et ne demande donc aucune hypothèse. La preuve par quotients, elle, divise par
sin2kx pour
1≤k≤n. Or l'identité est demandée pour tout réel
x, et ces sinus peuvent s'annuler : pour
x=2π,
sin2x=sinπ=0, et la division est impossible. Se limiter aux
x tels que
sin2nx=0 ne suffit pas non plus, car les sinus intermédiaires peuvent encore s'annuler : pour
x=2π et
n=2,
sin4x=1 mais
sin2x=0.
4) Soit
x=0. Pour
n assez grand,
0<2n∣x∣<π, donc
un=2nx vérifie
sinun=0, et 3) donne
Pn(x)=2nsinunsinx=xsinx⋅sinunun, car
2n=unx. Comme
un→0 avec
un=0, le résultat admis donne
sinunun→1, donc
Pn(x)→xsinx.
Avec
x=2π, on a
cos2kx=cos2k+1π, et la limite vaut
π/2sin(π/2)=π2.