a) Hypothèse :
a et
b sont des réels non nuls et
a+b=ab. Conclusion :
a1+b1=1. Signal : l'hypothèse s'écrit
a+b−ab=0 et le membre de gauche est une somme de fractions ; on étudie la différence.
Première ligne : « Soient
a et
b deux réels non nuls tels que
a+b=ab. Montrons que
a1+b1−1=0. »
Il suffit de réduire au même dénominateur
ab, qui est non nul car
a=0 et
b=0 :
a1+b1−1=aba+b−ab, dont le numérateur est nul par hypothèse.
b) Hypothèse :
m,n∈Z,
x∈R,
m≤x<m+1 et
n≤x<n+1. Conclusion :
m=n. Signal : égalité de deux entiers, et l'hypothèse place un même réel entre chacun d'eux et son successeur, ce qui borne leur écart ; on encadre la différence.
Première ligne : « Posons
d=m−n. Comme
m et
n sont des entiers,
d∈Z. Montrons que
∣d∣<1. »
Il suffit de combiner
m≤x et
x<n+1 pour obtenir
m<n+1, c'est-à-dire
d<1, puis
n≤x et
x<m+1 pour obtenir
n<m+1, c'est-à-dire
−1<d, et d'invoquer qu'un entier de valeur absolue strictement inférieure à
1 est nul.
c) Hypothèse :
(un) converge vers
ℓ et
2≤un≤2+n1 pour tout
n≥1. Conclusion :
ℓ=2. Signal : on ne dispose que d'inégalités et d'une limite ; on procède par double inégalité.
Première ligne : « Montrons que
ℓ=2 par double inégalité. »
Il suffit de montrer
2≤ℓ, par passage à la limite dans
2≤un, puis
ℓ≤2, par passage à la limite dans
un≤2+n1, le membre de droite tendant vers
2.
d) Hypothèse : aucune, hormis les définitions des deux ensembles. Conclusion : les deux ensembles sont égaux. Signal : égalité de deux ensembles, l'un défini par une propriété, l'autre donné explicitement ; on procède par double inclusion.
Première ligne : « Notons
A={x∈R∣∣x−1∣≤2}. Montrons que
A=[−1,3] par double inclusion. »
Il suffit de fixer
x∈A et de montrer
−1≤x≤3, puis de fixer
x∈[−1,3] et de montrer
∣x−1∣≤2.
e) Hypothèse : aucune, hormis les expressions de
f et de
g. Conclusion à trancher :
f=g ou
f=g. Signal : on compare deux fonctions ; on commence donc par comparer leurs ensembles de définition.
Première ligne : « Déterminons les ensembles de définition de
f et de
g. »
Le réel
lnx existe si et seulement si
x>0, donc
f est définie sur
]0,+∞[, tandis que
g est définie sur
R. Les ensembles de définition diffèrent, donc
f=g, et il n'y a rien d'autre à démontrer. On peut seulement établir que
f(x)=g(x) pour tout
x>0, car
e2lnx=(elnx)2=x2.