Quand l'utiliser : à chaque passage d'une ligne à la suivante, avec une vigilance particulière devant un carré, une multiplication par une expression, une simplification ou une fonction non injective.
1) Tester le sens aller : « pour tout
x∈D, la ligne de départ entraîne-t-elle la ligne d'arrivée ? » Si non, l'étape est fausse, même écrite avec « donc » : c'est le cas du carré d'une inégalité dont un membre peut être négatif, ou d'une inégalité multipliée par une expression de signe inconnu. On la remplace alors par une comparaison à zéro, une multiplication par un carré strictement positif ou une disjonction de cas selon le signe.
2) Tester le sens retour : « pour tout
x∈D, la ligne d'arrivée entraîne-t-elle la ligne de départ ? »
3) Si les deux sens sont vrais, écrire
⟺ et nommer l'opération dès qu'elle n'est pas évidente. Pour une
équation, sont réversibles : l'ajout d'une même quantité aux deux membres, la multiplication par une expression non nulle sur
D, l'application d'une fonction injective sur un ensemble qui contient les deux membres, la factorisation. Pour une
inéquation, sont réversibles en conservant le sens : l'ajout d'une même quantité aux deux membres, la multiplication par une expression strictement positive sur
D, l'application d'une fonction strictement croissante sur un intervalle qui contient les deux membres, la factorisation ; la multiplication par une expression strictement négative sur
D et l'application d'une fonction strictement décroissante sur un tel intervalle donnent aussi une équivalence, à condition de renverser le sens de l'inégalité. En revanche, une expression non nulle mais de signe variable, comme
x+3 sur
R∖{−3}, ne convient pas dans une inéquation : la multiplication par cette expression ne garantit même pas le sens aller (étape 1).
4) Si seul l'aller est vrai, trois voies. Ajouter la condition qui rétablit le retour (voir la méthode sur l'élévation au carré). Pour une inéquation, distinguer des cas selon le signe de l'expression en cause (voir le thème Disjonction de cas) et conclure par équivalence dans chaque cas. Pour une équation dont les candidats seront en nombre fini, passer en implications : « Soit
x∈D une solution de
(E). Alors [étape], donc [étape], donc
x=a ou
x=b. »
5) Clore cette analyse par une phrase qui parle de candidats, pas de solutions : « Les seules solutions possibles sont
a et
b. »
6) Tester chaque candidat dans l'équation de départ : « Réciproquement,
a∈D et [calcul qui aboutit à une égalité vraie], donc
a est solution. »
7) Conclure avec les seuls candidats retenus : « L'ensemble des solutions est
S={a}. »