2. L'idée, avant de rédiger. Sur le tableau, la hauteur
1 est atteinte une fois en montant (entre
0 et
e≈2,72), puis une fois en descendant (entre
e et
−∞). On le démontre intervalle par intervalle avec le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires : une fonction
continue (sans saut) et
strictement monotone (sans retour en arrière) passe
une seule fois par chaque valeur comprise entre ses valeurs aux bornes.
Sur ]−∞;1] :
f est continue et strictement croissante, de limite
0 en
−∞ jusqu'à
f(1)=e. Elle prend donc toutes les valeurs de
]0;e] (
0 est exclu : c'est une limite, jamais atteinte). Comme
0<1≤e, l'équation
f(x)=1 admet une unique solution
α sur cet intervalle.
Sur [1;+∞[ :
f est continue et strictement décroissante, de
f(1)=e jusqu'à une limite
−∞. Elle prend toutes les valeurs de
]−∞;e], et
1 en fait partie : l'équation admet une unique solution
β sur cet intervalle.
L'équation
f(x)=1 admet donc exactement deux solutions sur
R.
Encadrement de β. Avec le tableau de valeurs de la calculatrice, on avance d'abord au pas de
0,1 :
f(1,8)≈1,21>1 et
f(1,9)≈0,67<1, donc
β est entre
1,8 et
1,9. On affine au pas de
0,01 :
f(1,84)≈1,007>1 et
f(1,85)≈0,954<1. Comme
f est décroissante sur
[1;+∞[, la valeur
1 est franchie entre les deux :
1,84<β<1,85.