Signal : l'énoncé demande de
simplifier, de
réduire ou d'écrire une assertion « sous une forme plus simple », sans imposer de table.
1) Poser les objets : « Soient
P et
Q des assertions. » (ou « Soient
a,b∈{0,1}. »).
2) Repérer la structure : quel connecteur est le plus extérieur, quelles négations portent sur une parenthèse.
3) Réduire d'abord ce qui se réduit à l'intérieur des parenthèses ; faire ensuite entrer les négations par De Morgan jusqu'aux lettres, en effaçant les doubles négations.
4) Chercher ce qui fait disparaître des termes : une lettre et sa négation dans un même groupe (complémentarité), un terme répété (idempotence), un terme qui en contient un autre (absorption), un terme commun (factorisation par l'une ou l'autre distributivité). Puis regarder chaque terme où manque une lettre présente ailleurs, car il est peut-être superflu : on y fait entrer la lettre en écrivant
T≡T∧(R∨¬R) (sur
{0,1} :
t=t(a+a)), on développe, puis on regarde si chaque morceau est absorbé par un terme plus court (règle du consensus).
5) Écrire une loi par ligne, sous la forme «
≡ nouvelle expression (nom de la loi) ». Si on l'applique à plusieurs termes à la fois, le dire (« dans chaque terme ») ; une commutativité ou une associativité qui l'accompagne se cite sur la même ligne.
6) Conclure par une phrase : « Donc [expression de départ]
≡ [expression finale]. »
7) Contrôler au brouillon sur deux valuations, l'une qui rend le résultat vrai, l'autre qui le rend faux (s'il n'est pas constant) : un seul contrôle où tout vaut vrai ne détecte pas un résultat trop large.
Une étape peut
allonger provisoirement l'expression (seconde distributivité, lettre qu'on fait entrer) quand elle prépare une complémentarité ou une absorption. On s'arrête quand aucune loi ne réduit plus l'expression, même après avoir fait entrer les lettres manquantes ; la forme obtenue n'est pas toujours la plus courte possible.