Quand l'utiliser : dès qu'il faut la négation d'un énoncé quantifié, pour une contraposée, un raisonnement par l'absurde, un contre-exemple ou une question « montrer que ... n'est pas ... ».
1) Écrire l'énoncé
entièrement en symboles : chaque quantificateur avec son domaine (
x∈R,
ε>0,
n≥N), des parenthèses autour de chaque implication, de chaque « et », de chaque « ou ». Les objets fixés par l'énoncé (la suite, la fonction) ne sont pas quantifiés, et la négation ne les touche pas.
2) Placer « non » devant l'énoncé entier, puis le faire avancer
d'un cran par ligne, de gauche à droite : le quantificateur franchi change de nature (
∀ devient
∃,
∃ devient
∀), sa variable et son domaine sont recopiés à l'identique.
3) Quand « non » rencontre un
connecteur, avant, entre ou après les quantificateurs, appliquer la règle de ce connecteur :
non(A et B) devient
(nonA) ou (nonB),
non(A ou B) devient
(nonA) et (nonB),
non(A⇒B) devient
A et (nonB). Continuer ensuite dans
chaque bloc qui porte encore un « non ». L'
hypothèse d'une implication est recopiée telle quelle,
quantificateurs compris : la négation ne la traverse pas. Sur une relation élémentaire,
≤ devient
>,
= devient
=,
∈ devient
∈/.
4) Écrire le résultat sur la copie : « La négation de ... s'écrit : ... », sans aucun « non » resté devant un bloc.
5) Relire : chaque quantificateur que la négation a
traversé a changé de nature, à sa place, avec son domaine recopié ; ceux de l'hypothèse d'une implication sont
inchangés ; aucune implication traversée ne subsiste ; chaque relation atteinte est niée, valeur frontière comprise.