L'erreur est à la troisième ligne. L'égalité
f(2x)=2f(x) porte sur le réel
x introduit par « soit », qui est quelconque, et « prenons
x=0 » donne à ce réel la valeur
0. Or, dans sa portée, une lettre désigne un seul objet : lue telle qu'elle est écrite, la copie parle ensuite du réel
0. La quatrième ligne applique donc l'hypothèse aux réels
0 et
0, et l'égalité
f(−x)=−f(x) n'est établie que pour
x=0. La phrase « le réel
x étant quelconque » est fausse : aucun réel non nul n'a été traité.
On ne peut pas plaider que l'égalité
f(2x)=2f(x), obtenue pour un réel quelconque, vaut en particulier en
0 : ce n'est pas ce qui est écrit. Pour s'en servir en
0, il fallait d'abord conclure « pour tout réel
t,
f(2t)=2f(t) », avec une lettre muette, puis appliquer ce résultat au réel
0, sans jamais réaffecter la lettre
x en service. Le détour est d'ailleurs inutile :
f(0) s'obtient en appliquant directement l'hypothèse aux réels
0 et
0.
Rédaction correcte.
En appliquant l'hypothèse aux réels
0 et
0, on obtient
f(0+0)=f(0)+f(0), c'est-à-dire
f(0)=2f(0), donc
f(0)=0.
Soit
x∈R.
En appliquant l'hypothèse aux réels
x et
−x, on obtient
f(x+(−x))=f(x)+f(−x), c'est-à-dire
f(0)=f(x)+f(−x).
Or
f(0)=0, donc
f(−x)=−f(x).
Le réel
x étant quelconque, pour tout réel
x,
f(−x)=−f(x).
À retenir : le calcul de
f(0), qui ne concerne aucun réel quelconque, se place avant « soit
x » ; ensuite, la lettre
x n'est jamais remplacée par une valeur.