1)
u1=2×2−1=3,
u2=2×3−1=5 et
u3=2×5−1=9. On montrera en 3) que, pour
a=2,
un=1+2n pour tout
n ; cette suite tend vers
+∞, donc la conclusion de l'étudiant est fausse.
2) La faute est la première phrase : « Notons
ℓ=limun » affirme que la suite a une limite finie, ce qui n'a pas été établi et qui est faux pour
a=2. Le passage à la limite n'est valable que sous cette hypothèse. Le calcul démontre l'implication : si la suite
(un) converge, alors sa limite vaut
1. C'est une condition nécessaire, qui ne prouve aucune convergence.
Rédaction correcte : « Supposons que la suite
(un) converge, et notons
ℓ sa limite. Alors la suite
(un+1) converge aussi vers
ℓ, et la suite
(2un−1) converge vers
2ℓ−1 par opérations sur les limites. Ces deux suites étant égales, l'unicité de la limite donne
ℓ=2ℓ−1, donc
ℓ=1. Ainsi, si
(un) converge, sa limite est
1. »
3) Soit
n∈N. On a
vn+1=un+1−1 par définition de
vn+1,
=(2un−1)−1 par définition de
un+1,
=2(un−1)=2vn par définition de
vn.
Ceci valant pour tout
n∈N, la suite
(vn) est géométrique de raison
2 et de premier terme
v0=u0−1=a−1 ; ainsi, pour tout
n∈N,
vn=2n(a−1).
4) Premier cas :
a=1. Pour tout
n,
vn=0, donc
un=1 : la suite est constante, elle converge, et sa limite vaut
1.
Second cas :
a=1. Alors
∣a−1∣>0 et, pour tout
n,
∣un−1∣=∣vn∣=2n∣a−1∣. Supposons par l'absurde que
(un) converge. D'après 2), sa limite vaut
1, donc la suite
(∣un−1∣) converge vers
0. Or
2n tend vers
+∞ car
2>1, et
∣a−1∣>0, donc
2n∣a−1∣ tend vers
+∞. Une même suite ne peut à la fois converger vers
0 et tendre vers
+∞ : c'est absurde. Donc
(un) diverge.
En conclusion, la suite
(un) converge si et seulement si
a=1, et sa limite est alors
1.
5) Pour tout
n∈N, posons encore
vn=un−1.
Soit
n∈N. On a
vn+1=2un+1−1=2un−1=2vn.
Ceci valant pour tout
n∈N, la suite
(vn) est géométrique de raison
21 et de premier terme
v0=a−1 ; ainsi, pour tout
n∈N,
vn=2na−1.
Par conséquent, pour tout
n∈N,
∣un−1∣=2n∣a−1∣, donc
1−2n∣a−1∣≤un≤1+2n∣a−1∣.
Or la suite
(2n1) converge vers
0 car
0<21<1, donc les suites
(1−2n∣a−1∣) et
(1+2n∣a−1∣) convergent vers
1.
Par le théorème d'encadrement, la suite
(un) converge et sa limite vaut
1. Le calcul du type 2) donnait ici la bonne valeur, mais c'est l'encadrement de
un qui prouve la convergence.
À retenir : « Notons
ℓ=limun » est une hypothèse déguisée ; on écrit « Supposons que
(un) converge et notons
ℓ sa limite », on obtient une condition nécessaire, et l'existence de la limite se prouve à part.