Quand l'utiliser : l'énoncé rappelle la définition
a0=1 et
an+1=a⋅an, ou celle d'une factorielle, d'une somme ou d'une itérée, et demande d'en déduire une règle de calcul.
1) Recenser les outils permis : les deux lignes de la définition, les règles du produit ambiant (associativité, élément neutre, et commutativité seulement si le produit est commutatif), les règles déjà démontrées et, dans l'hérédité, l'hypothèse de récurrence. La règle à démontrer est interdite avant la conclusion, comme tout argument par points de suspension.
2) Choisir la variable de récurrence pour que l'hérédité n'ait pas à réordonner le produit. La définition
ak+1=a⋅ak ajoute son facteur à gauche : pour
am+n=aman, la récurrence porte donc sur
m, l'exposant du facteur de gauche. Fixer les autres variables avant de poser la propriété : « Soit
n∈N. Pour
m∈N, notons
P(m) :
am+n=aman. »
3) Initialisation : faire apparaître
a0=1 dans le membre qui le contient.
4) Hérédité : « Soit
m∈N tel que
P(m) soit vraie. Montrons
P(m+1). » Écrire l'exposant du rang
m+1 sous la forme
(…)+1 pour appliquer la définition, puis appliquer l'hypothèse de récurrence, regrouper les facteurs par associativité, et reconnaître enfin la définition au rang
m+1. Chaque égalité porte sa justification.
5) Conclusion : « Par récurrence,
P(m) est vraie pour tout
m∈N. L'entier
n étant quelconque, l'égalité vaut pour tous
m,n∈N. »